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<title>MEDITEXT</title>
<description>Méditation, pensées et autres écrits</description>
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<lastBuildDate>Mon, 21 Sep 2009 21:40:54 +0200</lastBuildDate>
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<title>la perception</title>
<link>http://meditext.hautetfort.com/archive/2009/09/21/la-perception.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jolker)</author>
<category>LA MEDITATION DE LA SEMAINE</category>
<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 21:40:54 +0200</pubDate>
<description>
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;395&quot; width=&quot;459&quot; src=&quot;http://meditext.hautetfort.com/media/02/00/510918166.jpg&quot; alt=&quot;flamenco spirale.jpg&quot; id=&quot;media-1992903&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le pouvoir de la liberté de perception&lt;br /&gt; Le fait est que la relaxation libère le cerveau et lui permet d'appréhender un plus large et plus subtil champs de données et d’impressions, d’y répondre, de cerner les problèmes et d'y réagir de façon appropriée. Cet élargissement de la perception permet au cerveau et aux autres systèmes du corps de faire un usage maximum de leurs capacités. Les hormones, les enzymes, les endorphines, les lymphocytes T et les neuropeptides produits par le cerveau et le corps changent énormément si nous réussissons à voir les choses sous d’autres angles. Cela veut dire que nos énergies ne sont pas verrouillées dans de vieux scénarios mais qu’elle sont libres de réagir aux possibilités et aux besoins réels du moment.&lt;br /&gt; Quiconque a étudié un art martial ou la danse, entre autres, sait que le corps est capable d’une intelligence, d’une sensibilité et d’une agilité remarquables quand nous réussissons à nous débarrasser des tensions inutiles. c’est la capacité à être intérieurement sensible en pleine action, à être suffisamment détendu et libre pour ressentir les variations subtiles dans nos sensations et émotions, qui est la clé de notre santé et de notre bien-être. Et c’est aussi grâce à la respiration naturelle que nous pouvons connaître cette sensibilité et cette liberté.&lt;br /&gt; Éveil de l'attention&lt;br /&gt; Une fois que vous êtes installé dans cette position, sentez simultanément autant de parties de votre corps que vous le pouvez. Ensuite, laissez une partie de votre attention se concentrer sur vos pieds. Sentez les divers points de contact de vos pieds avec le sol, les cinq orteils, les coussinets sous le pied à la hauteur des gros et petits orteils, la talon et tout le côté externe de chaque pied. Quand vous sentez vos pieds relaxer, sentez votre poids s'enfoncer dans la terre et vous supporter. Une fois que cette sensation d'enfoncement est nette, faites délicatement passer votre corps de l'avant de vos pieds à vos talons. Continuez ce mouvement de léger balancier avant-arrière. Observez les divers muscles de vos pieds, jambes et pelvis se contracter et se détendre par alternance quand votre position change et en fonction de la force gravitationnelle. Voyez si vous sentez des ajustements musculaires ou autres dans votre dos, votre poitrine, votre cou. Maintenant, transférez le poids de votre corps d'un pied à l'autre. Voyez si vous réussissez simultanément à sentir une jambe se tendre pendant que l'autre relaxe. Laissez votre attention absorber autant de sensations associées à ces mouvements subtils que vous le pouvez. Faites cet exercice pendant un minimum de 5 minutes. Puis, restez debout immobile pendant une minute ou deux et sentez les changements en ce qui concerne la sensation globale que vous avez de vous. :&lt;br /&gt; Perception sensorielle par l’intérieur&lt;br /&gt; Une des clés de la santé est la perception sensorielle par l’intérieur, l’acquisition de la conscience et de l’attention intérieures. ( L’attention veut aussi bien dire l’expérience de la conscience que l’activité du cerveau qui la sous-tend ). Sans l’attention intérieure et la capacité à la contrôler, les techniques de respiration auront peu d’impact. Il est donc crucial d’entreprendre ces techniques de respiration en toute conscience, sans effort et avec aisance, c’est-à-dire sans forcer dans l’intention d’atteindre le résultat que vous pensez devoir atteindre. Par ailleurs, accordez-vous le temps qu’il faut pour vous reposer après chaque pratique afin de pouvoir en ressentir les effets.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; 1 - Ouvrir le ventre&lt;br /&gt; Prenez une position debout ou assise immobile. Observez la façon dont vous respirez pendant plusieurs minutes et mettez ensuite vos mains sur votre nombril. Quand vous inspirez, sentez que vous respirez directement par votre nez le long d’un long tube jusqu’à un ballon qui se trouve derrière votre nombril. Quand le ballon se gonfle, votre ventre se gonfle également. Quand vous expirez, le ballon se dégonfle et vous avez la sensation que l’air est lentement expulsé par le tube et votre nez. L’air que vous inspirez ne va bien entendu pas dans le ventre, mais dans les poumons. Par contre, la sensation du mouvement qui va du nez vers le ventre détend vos muscles et tissus abdominaux, et aide le diaphragme à descendre plus bas vers le ventre et à masser vos organes internes. Assurez-vous que vos épaules et votre poitrine restent détendues pendant toute la durée de l’exercice. Ne faites aucun effort. Contentez-vous d’observer et de sentir le mouvement du ballon dans votre ventre. Sentez simultanément le mouvement descendant et ascendant du diaphragme pendant que vous inspirez et expirez.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; 2 - Sentir le diaphragme&lt;br /&gt; Pour avoir une sensation encore plus claire du mouvement de votre diaphragme, allongez-vous sur le dos avec les genoux repliés, les pieds à plat sur le sol et légèrement écartés, et les bras le long du corps. Quand vous inspirez dans le ventre, laissez le ballon se gonfler le plus possible. À la fin de l’inspiration, retenez votre respiration en vous assurant qu’aucun air ne sort de votre nez ou votre bouche. Puis, toujours sans respirer, aplatissez graduellement le ventre et faites passer le ballon d’air dans votre poitrine. Sentez en même temps votre diaphragme monter. Maintenant, baissez votre poitrine et faites repasser le ballon d’air dans votre ventre. Voyez si vous réussissez à sentir votre diaphragme descendre en même temps. Faites passer le ballon du ventre à la poitrine plusieurs fois dans un mouvement de pompe. Reposez-vous pendant quelques minutes et observez s’il y a des changements dans votre respiration. Refaites l’exercice encore deux ou trois fois.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; 3 - Ouvrir la cage thoracique&lt;br /&gt; Toujours allongé sur le dos, mettez vos mains sur les côtés de votre cage thoracique au niveau des côtes les plus basses et sentez-y l’expansion du ballon pendant que vous inspirez. Et quand vous expirez, sentez les côtes revenir à leur position normale. En respirant de cette façon, vous aidez le diaphragme à descendre encore plus profondément dans l’abdomen, vu que le diaphragme est rattaché aux côtes basses. Pour encore mieux sentir le mouvement de votre cage thoracique, allongez-vous sur le côté droit, la tête étant posée sur votre bras droit et la paume de votre main gauche reposant sur le bas gauche de votre cage thoracique. Tout en respirant, sentez que vous inspirez et expirez directement dans le côté gauche de votre cage thoracique. Comptez entre 15 et 20 respirations, puis reprenez votre position à plat dos, les genoux repliés. Pendant quelques instants, sentez votre respiration et observez si vous notez une différence entre les côtés droit et gauche de votre cage thoracique. Maintenant, allongez-vous sur le côté gauche, la tête étant posée sur votre bras gauche et la paume de votre main droite reposant sur le bas droit de votre cage thoracique. Respirez entre 15 et 20 fois dans le côté droit de votre cage thoracique. De nouveau, allongez-vous à plat dos, les genoux repliés. Respirez dans les deux côtés de votre cage thoracique et observez si vous notez des changements dans votre respiration.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; 4 - Ouvrir la porte de la vie&lt;br /&gt; il s’agit du point situé entre les deux reins, là où notre essence sexuelle est entreposée pour le staoistes&lt;br /&gt; Prenez une position debout ou assise confortable. Posez vos mains de chaque côté de votre colonne vertébrale dans le bas du dos (le bout des doigts touche la colonne vertébrale), directement vis-à-vis du nombril. Il est très important pour le bien-être de garder cette zone au chaud, détendue et à l’aise. Quand vous inspirez, sentez le ballon se gonfler et pousser le bas de votre dos vers l’extérieur. Quand vous expirez, le bas de votre dos revient à sa position originale. Respirez ainsi pendant deux à trois minutes. Pour acquérir la sensation de mouvement dans le bas de votre dos, je vous suggère de vous accroupir. Cette position est excellente non seulement pour ouvrir le dos, mais pour votre santé en général. Quand vous vous accroupissez, laissez vos bras pendre devant vous et sentez le bas de votre dos pendant que vous respirez. Cette position fait automatiquement relâcher les muscles du bas du dos ainsi que le bas du diaphragme, qui est rattaché aux vertèbres lombaires. Elle permet aussi de nettoyer et d’énergiser les reins. Si vous avez de la difficulté à vous accroupir, penchez votre torse vers l’avant en appuyant vos mains sur vos genoux. Une fois que vous aurez senti le bas de votre dos s’ouvrir et se fermer sous l’effet de la respiration, revenez à une position assise ou debout normale et laissez la mémoire organique de cette sensation dans votre dos vous aider à sentir le même processus dans votre position debout ou assise.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; 5 - Ouvrir le ventre, la cage thoracique et le bas du dos simultanément&lt;br /&gt; Assis ou debout, vous allez maintenant essayer de sentir ces trois zones simultanément. Sentez toute la zone qui est délimitée par votre nombril, votre os pubien et le bas de votre dos. Quand vous inspirez, sentez le ballon prendre de l’expansion devant, derrière et sur les côtés plus ou moins simultanément. Quand vous expirez, sentez le ballon se dégonfler. Vous ne devez sentir ni effort, ni tension. Contentez-vous de sentir le ballon se gonfler et se dégonfler. Assurez-vous de sentir votre diaphragme descendre quand vous inspirez et monter, quand vous expirez. Après quelques minutes de respiration, oubliez le ballon et sentez simplement la chaleur dans votre ventre, sentez cette boule d’énergie qui grandit et rapetisse. Pendant que vous respirez naturellement ainsi, sentez que même si l’air ne se rend pas dans l’abdomen, quelque chose s’y rend tout de même. C’est le sang et l’énergie qui s’y rendent. En respirant de cette façon, vous énergisez votre 5 ième système ou dantian inférieur. Vous pouvez mettre cette respiration en pratique plusieurs fois par jour.&lt;br /&gt; Suite prochainement...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>CRISE</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (jolker)</author>
<category>PHILO</category>
<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 21:55:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_new&quot; href=&quot;https://www.ciao.fr/reg.php?AffiliateId=1192362&quot;&gt;&lt;img height=&quot;60&quot; width=&quot;120&quot; src=&quot;http://www.ciao.fr/load_file.php?Filename=/images/banner/affiliate/alix.gif&amp;amp;AffiliateId=1192362&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;meilleur&quot; id=&quot;meilleur&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name=&quot;vision d’ensemble&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il n’est pas certain que sans l’expérience d’une crise, nous pourrions désirer le meilleur, ce qui est sûr par contre c’est que nous ayons besoin pour la comprendre d’une vision d’ensemble qui soit limpide et ramifiée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;1) Au niveau le plus global, il y a tout d’abord celle de la &lt;a name=&quot;crise écologique&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9cologique&quot;&gt;crise écologique&lt;/a&gt; majeure qui sévit aujourd’hui sur la planète et affecte l’ensemble de la biosphère&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;L’ère industrielle a donné naissance au modèle de vie occidental qui devenu de fait le standard adopté sur la planète. Nous avons depuis des décennies convié toute l’humanité à se joindre à notre célébration des fastes de la &lt;a href=&quot;http://societe4.htm/&quot;&gt;consommation&lt;/a&gt; et la propagande a si bien fonctionné que les peuples de la Terre ne doutent pas une seconde que la meilleure manière de vivre est celle de l’occidental. Mais il faudrait très bientôt trois ou quatre planètes pour satisfaire tout le monde et y parvenir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;) En 2007-2008 nous avons vu apparaître dans 35 pays des &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2008/04/12/emeutes-de-la-faim-un-defi-inedit-pour-l-onu_1033858_3220.html&quot;&gt;émeutes de la faim&lt;/a&gt; et nous avons alors commencé à comprendre l’ampleur de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_alimentaire_mondiale_de_2007-2008&quot;&gt;crise alimentaire&lt;/a&gt; de part le monde. Du &lt;a href=&quot;http://www.alterinfo.net/Comment-echapper-a-un-nouveau-krach-alimentaire-_a29325.html&quot;&gt;krach alimentaire&lt;/a&gt; ont dit les experts. Le prix des denrées alimentaires de base a connu une forte hausse sur les marchés internationaux car il est inscrit non pas dans le domaine de l’économie locale, mais dans la &lt;a href=&quot;http://echange5.htm/&quot;&gt;mondialisation&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://echange7.htm/&quot;&gt;financière&lt;/a&gt;. Entre février 2007 et février 2008, le prix du blé doublait. Le riz atteignant son niveau le plus élevé depuis dix ans. Le soja voyait son prix monter à son plus haut niveau depuis 34 ans. Le maïs augmentait fortement. Dans certains pays le lait et le pain ont plus que doublé. Le phénomène a débuté en 2005 quand la consommation des produits agricoles de base a dépassé sa production à l’échelle mondiale et que les stocks alimentaires se sont mis à baisser. Des sècheresses massives dans plusieurs pays ont divisé les récoltes par deux. Depuis 1990 les agronomes constatent avec effarement que les rendements des cultures &lt;a href=&quot;http://www.agriculture-de-conservation.com/MAJ_0505/tcs32_edito.pdf&quot;&gt;stagnent&lt;/a&gt; ou se mettent à baisser. Les pays émergents, tels que la Chine ont changé leurs habitudes alimentaires et sont maintenant attirés par la consommation de viandes et de laitages. Or ces changements supposent une surexploitation des sols, sachant que par exemple, pour 1kg de poulet, il faut 4 kg de protéines et de céréales végétales. La consommation de viande détourne les zones cultivées des aliments de base traditionnels au profit de l’élevage. Mais dans le même temps, les pays émergents construisent beaucoup, ils éliminent fortement les terres arables. La Chine a perdu entre 2005 et 2008 1 million d’ha de terre. Les pays émergents doivent donc importer encore plus ou même louer des terres en dehors de leur territoire pour subvenir aux besoins de leurs populations.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;Un être humain meurt de faim toutes les 4 secondes, ce qui fait 25000 chaque jour, plus d’un milliard d’êtres humains vivent dans la &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2008/03/ZIEGLER/15658&quot;&gt;famine&lt;/a&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a name=&quot;krach économique&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name=&quot;croissance&quot; id=&quot;croissance&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;3) Enfin, en poursuivant avec avidité une consommation immédiate, sans prendre en compte les conséquences de nos actes dans l’unité de la Nature, nous avons répliqué sur le plan économique le même type de comportement qui nous a conduit au désastre écologique en cours. La crise écologique montre que l’humanité vit très au-dessus de ses moyens terrestres. Le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;krach écologique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;est en vue. La crise économique montre de manière symétrique que l’humanité vit au-dessus de ses moyens financiers et le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;krach économique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;lui est déjà là. La crise économique explose au moment même où le paradigme de la &lt;a href=&quot;http://echange3.htm/&quot;&gt;croissance infinie&lt;/a&gt; est remis en cause par la réalité de la finitude des ressources de la &lt;a href=&quot;http://nature7.htm/&quot;&gt;Terre&lt;/a&gt;. Est-ce un hasard&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;changer&quot; id=&quot;changer&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name=&quot;maintenant&quot; id=&quot;maintenant&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Quand la crise devient un phénomène global, il n’y a plus d’évasion possible dans l’idéologie. La nécessité pressante, c’est de changer maintenant. La question à l’ordre du jour n’est plus seulement de rétablir l’ordre, c’est d’en changer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;nous sommes dans un situation historique dans laquelle, l’implication directe de la crise est la disparition de l’humanité en tant que telle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Jamais nous n’avons connu une époque comme celle-ci dans laquelle autant de processus de destruction étaient engagés simultanément.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;l’humanité est une et qu’il est parfaitement vain dans la crise actuelle de raisonner de manière fragmentaire comme nous l’avons fait trop longtemps, car c’est justement cette fragmentation qui nous aveugle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a name=&quot;systémique&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;2) Pour comprendre cet avertissement, nous devons voir la crise actuelle dans toute son amplitude, nous devons comprendre en quoi elle est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;systémique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;. L’expression&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;systémique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;renvoie à une totalité dans laquelle les différents éléments sont étroitement reliés les uns aux autres par des processus de rétroactions, de sorte qu’ils composent en un seul tout un système organisé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;Une société saine est une société qui en tant qu’organisme est prospère dans le sens de la vitalité de l’ensemble. Le bien général a alors le sens de la promotion de la vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;Il faut donc considérer attentivement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;l’écologie de l’action&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;humaine dans une causalité en boucle à l’intérieur d’un système global. Ce qui importe, ce n’est pas la visée d’un objectif limité et fragmentaire, mais l’incidence globale de l’action à l’intérieur de l’ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-indent: 1cm;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;division&quot; id=&quot;division&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans la crise que nous traversons, ce qui fait problème ce n’est pas la diversité des civilisations, c’est la tentative constante de&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;diviser l’humanité contre elle-même&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;. Plus on nourrit les oppositions entre les civilisations, plus on ruine leur valeur, plus on épuise ce qui a pu constituer leur grandeur, plus on suscite une régression dans la barbarie. Dans l’état actuel des choses, s’agissant de l’opposition entre l’Occident et l’Islam, Amin Maalouf est très net. Il faut dire que&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-indent: 1cm; text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Ces vénérables civilisations ont atteint leurs limites; qu'elles n'apportent plus au monde que leurs crispations destructrices; qu'elles sont moralement en faillite, comme le sont d'ailleurs toutes les civilisations particulières qui divisent encore l'humanité; et que le moment est venu de les transcender. Soit nous saurons bâtir en ce siècle une civilisation commune à laquelle chacun puisse s'identifier, soudée par les mêmes valeurs universelles, guidée par une foi puissante en l'aventure humaine, et enrichie de toutes nos diversités culturelles; soit nous sombrons ensemble dans une commune barbarie&lt;/i&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-indent: 1cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;Et ce n’est pas tout, il faut aussi y ajouter le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://pouvoir3.htm/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;nationalisme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-indent: 1cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;dans une période de crise où les tensions montent sévèrement, dans laquelle la &lt;a name=&quot;peur&quot; id=&quot;peur&quot;&gt;peur&lt;/a&gt; est constamment entretenue, il suffit de désigner un ennemi pour déchaîner la &lt;a href=&quot;http://violenc1.htm/&quot;&gt;violence&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-indent: 1cm;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;clivages&quot; id=&quot;clivages&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;la &amp;nbsp;vraie tragédie des crises majeures de l’Histoire se déroule dans le théâtre de l’esprit humain. Elle a son origine dans un processus constant de division que nous ne cessons d’entretenir. Clivage entre l’homme et la Nature,entre les &lt;a href=&quot;http://religio2.htm/&quot;&gt;religions&lt;/a&gt;, entre les &lt;a href=&quot;http://nature6.htm/&quot;&gt;cultures&lt;/a&gt;, entre les &lt;a href=&quot;http://pouvoir3.htm/&quot;&gt;nations&lt;/a&gt;, clivages &lt;a href=&quot;http://pouvoir2.htm/&quot;&gt;politiques&lt;/a&gt;, clivage entre les intérêts économiques, entre les classes sociales, entre les générations, division entre groupes de pressions, divisions à l’intérieur des communautés, division entre l’homme et la &lt;a href=&quot;http://nature4.htm/&quot;&gt;femme&lt;/a&gt;, division au sein des familles, division au sein de l’homme lui-même entre la sphère privée et la sphère publique, entre moi et les autres, entre conscient et &lt;a href=&quot;http://inconsc1.htm/&quot;&gt;inconscient&lt;/a&gt; etc. Ces divisions générées par la pensée produisent d’elles-mêmes des dysfonctionnements qui, cumulés, génèrent un terrain de crise permanent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-indent: 1cm;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;vision fragmentaire&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans le processus des crises, c’est l’usage pernicieux que nous faisons de la pensée (texte) sous la forme de divisions constantes qui est en cause, car il sape toute perception globale et produit une vision fragmentaire du monde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-indent: 1cm; text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Sur cette question, quelques pistes dans &lt;i&gt;Vivre dans un Monde en Crise&lt;/i&gt; de Krishnamurti&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-indent: 1cm; text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dès que l’intérêt personnel domine, il y a un aveuglement à l’égard de ce qui servirait le bien commun&amp;nbsp;: c’est mon intérêt (ou le nôtre) contre votre intérêt (ou le vôtre).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-indent: 1cm; text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;aveuglement&quot; id=&quot;aveuglement&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;A la racine des problèmes que l’humanité doit aujourd’hui affronter, il y a un aveuglement psychique, une perception faussée, ce qui veut dire une perte complète de l’unité et du sens de la relation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Si nous séparons les différents aspects de la crise actuelle, nous risquons de nous perdre en jetant dans toutes les directions les pièces du puzzle. L’image globale se recompose d’elle-même quand nous revenons de l’extérieur vers l’intérieur, pour chercher la racine des dégradations que nous observons. Le seul constat ne suffit pas. Il est accablant en tant que fait massif détaché de ses causes et séparé entièrement de la volonté humaine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;saut évolutif&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La tâche est immense. Le sursaut est possible. Maintenant. Il va exiger un dépassement de ce qui a constitué pendant des millénaire notre mode de comportement habituel. C’est précisément ce qui rend le défi exaltant, car c’est la première fois que l’humanité se trouve placé devant la nécessité d’un saut évolutif de grande envergure. Elle en a le potentiel et ce potentiel se révèle justement dans l’extrémité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-decoration: none;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://meditext.hautetfort.com/media/01/01/1555236978.jpg&quot; alt=&quot;porte.jpg&quot; name=&quot;media-1879303&quot; id=&quot;media-1879303&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>Méditer cet été</title>
<link>http://meditext.hautetfort.com/archive/2009/06/23/mediter-cet-ete.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jolker)</author>
<category>LA MEDITATION DE LA SEMAINE</category>
<pubDate>Tue, 23 Jun 2009 17:28:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L'été est une bonne période pour prendre des décisions. Cependant lorsque cela vient du mental ce n'est jamais décisif, c'est toujours un conflit intérieur. Notre être est toujours ici et maintenant, le mental n'est jamais ici et maintenant, cela amène des conflits et donc du tress..&lt;br /&gt; Vous respirez ici et maintenant, vous ne pouvez pas respirer demain et vous ne pouvez pas respirer hier. Le mental doit être ramené au présent, parce qu'il n'y a aucun autre temps. C'est donc l'objectif de cette petite méditation.. Profitez de l'été pour la pratiquer.Observez Votre Respiration.&lt;br /&gt; Durée: 45 min&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Asseyez-vous sur une chaise ou à même le sol, détendu, installez-vous confortablement et fermez vos yeux. Commencez simplement à regarder la respiration. Ne la changez pas, regardez simplement, observez&lt;br /&gt; Par votre observation, elle deviendra plus lente et plus lente et encore plus lente. Si d'habitude vous prenez huit respirations par minute, vous commencerez à en prendre six, cinq, quatre, trois ou deux. En deux ou trois semaines vous prendrez une respiration par minute.&lt;br /&gt; Lorsque vous prenez une respiration par minute le mental s'arrête ou tout au moins se ralentit. Vous connaîtrez alors ce qu'est le moment présent.&lt;br /&gt; Autrement c'est juste un mot, le mental n'en a jamais fait l'expérience, le mental ne l'a jamais éprouvé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pendant une heure chaque jour, détendez-vous dans la respiration et laissez la respiration aller. Elle va et vient automatiquement. Puis lentement, lentement...&lt;br /&gt; Lentement vous allez créer des espaces et ces espaces vous donneront une première expérience du présent. De ces jours, soudainement le présent surgira.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_new&quot; href=&quot;https://www.ciao.fr/reg.php?AffiliateId=1192362&quot;&gt;&lt;img height=&quot;60&quot; width=&quot;120&quot; src=&quot;http://www.ciao.fr/load_file.php?Filename=/images/banner/affiliate/alix.gif&amp;amp;AffiliateId=1192362&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Le sens de la vue et la forme:</title>
<link>http://meditext.hautetfort.com/archive/2009/05/28/le-sens-de-la-vue-et-la-forme.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jolker)</author>
<category>TEXTES</category>
<pubDate>Thu, 28 May 2009 20:03:48 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;L’expérience que nous livre le sens de la vue n’est pas, contrairement à ce que soutient l’intellectualisme, toute d’un seul tenant et qu’elle comporte une infinité de degrés et la possibilité d’un raffinement depuis le niveau le plus grossier que peut appréhender la vue, vers des niveaux plus subtils. Si nous observons attentivement la qualité de notre rapport avec la perception au moyen de la vue, nous verrons tout de suite qu’elle est en grande partie téléguidée par l’intellect. C’est tout simplement humain. C’est notre état de conscience habituel. Ce n’est que très rarement que nous mettons entre parenthèses la cavalcade continuelle de nos pensées pour nous laisser prendre au charme d’un paysage, pour nous laisser toucher par la vie des couleurs, la danse des formes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;le conditionnement ambiant par l’image (texte) abîme beaucoup le sens de la vue. Il détruit la pose nécessaire à l’attention. Il entretient une agitation de la pensée nuisible à l’empreinte sensible de ce qui est. Il crée une bulle dont nous ne sortons presque jamais. (texte) Comme dit Bergson, nous croyons voir et en fait nous nous bornons à reconnaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;On ne voit que la grisaille intérieure parfois déchirée en un éclair par un joli sourire (et c’est à ce moment là que l’on tombe amoureux). Pourtant le monde visible est émouvant, parfois déchirant dans ses contrastes entre laideur et beauté. Quand il est spectacle de la Nature, il est souvent magnifique et d’une puissance prodigieuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;Il suffirait pourtant de peu de choses pour communiquer davantage d’éveil au sens de la vue. Ce n’est qu’affaire d’attention renouvelée à chaque instant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;L’observation continue maintient la relation avec ce qui est, renforce l’autonomie de l’intelligence et entretient sa clarté. Le sens de l’observation invite à la question juste, il nourrit le sens du réel et communique son appui au bon sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;Coupé de l’observation, l’intellect risque toujours de vouloir discuter pour discuter, de couper les cheveux en quatre, de théoriser à vide, de rationaliser ce qui devrait être au lieu de répondre à ce qui est. Le contact avec ce qui est réduit l’entrée en scène de l’ego. Il implique l’ouverture du champ de la perception et la présence au sein de la perception. Il inscrit toute communication avec autrui dans notre monde commun. Celui qui nous est offert au niveau des sens. .Ainsi, la lucidité ne peut pas vraiment être détachée de la vision, de sorte que dans la lumière de l’intelligence, la plus haute lucidité est en même temps insight, vision en profondeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;Le sens de la vue fournit un appui essentiel à l’intuition. Le voir a une importance considérable car à cet instant et par tous nos sens, la réalité nous interpelle. Or la coupure est entretenue quand l’esprit est essentiellemnt dans la pensée. nous vivons dans une culture qui entretient cette séparation. Nous construisons au fil des ans un mur entre notre expérience du visible et celui de la pensée. Pas le temps de voir non plus. il y a toujours quelques problèmes plus importants à penser qui maintiennent dans la tête. Ce qui dispense de voir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>conscience...</title>
<link>http://meditext.hautetfort.com/archive/2009/05/27/conscience.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jolker)</author>
<category>TEXTES</category>
<pubDate>Wed, 27 May 2009 20:52:12 +0200</pubDate>
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&quot;Tel homme s’éveille, le matin, dans son lit. A peine levé, il est déjà de nouveau endormi ; en se livrant à tous les automatismes qui font que son on corps s'habiller, sortir, marcher, aller à son travail, s'agiter selon la règle quotidienne, manger, bavarder, lire un journal – car c’est en général le corps seul qui se charge de tout cela –, ce faisant il dort 'Pour s’éveiller il faudrait qu’il pensât : toute cette agitation est hors de moi. Il lui faudrait un acte de réflexion. Mais si cet acte déclenche en lui de nouveaux automatismes, ceux de la mémoire, du raisonnement , sa voix pourra continuer à prétendre qu’il réfléchit toujours; nais il s’est encore endormi. Il peut ainsi passer des journées entières sans s’éveiller un seul instant. Songe seulement à cela au milieu d'une foule, et tu te verras environné d'un peuple de somnambules. L'homme passe, non pas, comme on dit, un tiers. de sa vie, mais presque toute sa vie à dormir de ce vrai sommeil de l'esprit. Et ce sommeil, qui est l‘inertie de la conscience a beau jeu de prendre l’homme dans ses pièges : car celui-ci, naturellement et presque irrémédiablement paresseux, voulait bien s'éveiller certes, mais comme l'effort lui répugne, il voudrait; et, naïvement il croit la chose possible, que cet effort une fois accompli le plaçât dans un état de veille définitif ou au moins de quelque longue durée; voulant se reposer dans son éveil, il s'endort. De même qu'on ne peut pas vouloir dormir, car vouloir, quoi que ce soit, c’est toujours s'éveiller, de même on ne peut rester que si on le veut à tout instant&quot; Et le seul acte immédiat que tu puisses accomplir, c'est t'éveiller, c’est prendre conscience de toi-même. Jette alors un regard sur ce que tu crois avoir fait depuis le commencement de cette journée c'est peut-être la première fois que tu t'éveille vraiment; et c'est seulement en cet instant que tu as conscience de tu as conscience de tout ce que tu as fait, comme un automate sans pensée. Pour la plupart, les hommes ne s’éveillent même jamais à ce point qu'ils se rendent, compte d'avoir dormi. Maintenant, accepte si tu veux cette existence de somnambule.&amp;nbsp; Tu pourras te comporter dans la vie en oisif, en ouvrier en paysan, en marchand, en diplomate, en artiste, en philosophe sans t'éveiller jamais que, de temps en temps, juste ce qu'il faut pour jouir ou souffrir de la façon dont tu dors ; ce serait même peut-être plus commode, sans rien changer à ton apparence, de ne pas t'éveiller du tout. &amp;nbsp; Et comme la réalité de l'esprit est acte, l'idée de substance pensante n'étant rien si elle n’est actuellement pensée en ce sommeil, absence d'acte, privation de pensée, il n’y a rien, il est véritablement la mort spirituelle. mais situ as choisi d'être tu t’es engagé sur un rude chemin, montant sans cesse et réclamant un effort de tout instant. Tu t'éveilles; et&amp;nbsp; immédiatement tu dois t'éveiller à nouveau, Tu t'éveille de ton éveil. Ton éveil. premier apparat comme un éveil à ton éveil second Par cette marche réflexive la conscience passe perpétuellement à l'acte. Au lieu que les autres hommes, pour le plus grand nombre, ne font que s'éveiller, s'endormir, s’éveiller, s’endormir, monter un échelon de conscience pour le redescendre aussitôt, ne s’élevant jamais au-dessus de cette ligne zigzagante, tu te trouves et te retrouves la selon une trajectoire indéfinie d'éveils toujours nouveaux. Et comme rien ne vaut que pour la conscience percevante, ta réflexion sur cet éveil perpétuel vers la plus haute conscience possible constituera la science des sciences. Je l’appelle métaphysique Mais, toute. toute science des sciences qu’elle est, n’oublie pas qu’elle ne sera jamais que l'itinéraire tracé d'avance, et à grands traits, d’une progression réelle si tu l’oublies, si tu crois avoir achevé de t’éveiller parce tu as établi d’avance les conditions de ton éveil perpétuel, à ce moment de nouveau tu t’endors, tu t’endors dans la Mort spirituelle&quot;. René Daumal, Tu t’es toujours trompé, Mercure de France (pamphlet sur les intellectuels à propos des existentialistes et de Camus) cité par Patrice Van Eersel&amp;nbsp; La Source blanche, p.90-91 
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<title>Etoile</title>
<link>http://meditext.hautetfort.com/archive/2009/03/25/etoile.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (jolker)</author>
<category>INSTANTANES</category>
<pubDate>Wed, 25 Mar 2009 10:13:34 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://meditext.hautetfort.com/media/00/02/1858181595.jpg&quot; alt=&quot;011001_17.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1657845&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #333399;&quot;&gt;Le ciel trop bleu,&lt;br /&gt; fermé le jour,&lt;br /&gt; s'ouvre cette nuit&lt;br /&gt; sur les collines.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il faut oublier les peines,&lt;br /&gt; l'enfance gaspillée,&lt;br /&gt; les yeux parfois ouverts&lt;br /&gt; ou peut-être dormir...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au fil des heures&lt;br /&gt; éclot l'univers,&lt;br /&gt; et l'horizon recule.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La noire clarté&lt;br /&gt; laisse entendre&lt;br /&gt; le tintement des galaxies&lt;br /&gt; en amas chiffonnés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et de nos grands corps&lt;br /&gt; trop solides,&lt;br /&gt; les doigts gantés de givre&lt;br /&gt; recueillent en silence,&lt;br /&gt; une évidence!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On reviendra l'année prochaine&lt;br /&gt; écouter dans l'ombre&lt;br /&gt; ces drôles de contes&lt;br /&gt; à veiller debout.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>L'éveil de l'ouie</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (jolker)</author>
<category>SOPHROLOGIE</category>
<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 11:29:04 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://meditext.hautetfort.com/media/02/01/517565811.jpg&quot; alt=&quot;fenetre.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1643829&quot; name=&quot;media-1643829&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;Le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;toucher&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;, le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;goût&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;et&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;l’odorat&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;restent assez négligés chez l’être humain. Parler d’une relative infirmité humaine à ce niveau n’est pas exagéré. Le mode de vie à l’occidentale nous porte aussi à surintellectualiser nos sensations, ce qui les stérilise. L’art de vivre présent dans bien des cultures traditionnelles&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span&gt;t&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;émoigne souvent d’un raffinement des sens dit «&amp;nbsp;non esthétiques&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;Est-il possible d’éveiller nos cinq sens ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;western&quot;&gt;&lt;/h4&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;Le simple son, comme musique ou comme bruit naturel, a plutôt tendance à réduire notre activité mentale. La sensibilité et la sensualité de l’ouïe résident dans cette vibration antérieure à la pensée conceptuelle. Nous savons bien que notre esprit n’est pas du tout sur le même registre quand il chevauche des pensées ou quand il est dans&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;l’écoute&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;. L’écoute est plus sensible et elle défait l’identification, la pensée est plus intellectuelle et elle implique souvent une forte identification.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;La compulsion continuelle nous porte à moudre des pensées pour juger,&amp;nbsp; coller sur les objets des étiquettes mentales, à&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;projeter&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;des concepts. Il existe une puissance immanente du son, qui condense sa valeur vibratoire d’énergie et d’intelligence, elle parcourt toute une gamme de sonorités&amp;nbsp;; et il existe de la même manière des degrés, une ouïe grossière qui n’est interpellée que par le bruit sous une forme agressive et une ouïe subtile ouverte à des niveaux très fins du son, jusqu’à écouter dans les espaces, de silence entre les pensées. Affiner l’ouïe c’est découvrir que l’univers tout entier est murmure et vibration. C’est aussi découvrir la profondeur du silence de l’esprit. En effet, un esprit qui n’est pas intérieurement silencieux ne peut pas écouter. Il n’entend que son propre bruit. Il ne peut se mettre aux aguets et pressentir un mouvement, une respiration et les milles petits bourdonnements de la Nature. Il ne peut pas écouter une voix dans ses tremblements et recueillir ce qu’elle ne peut confier à la parole. Il ne peut pas non plus être attentif à l’activité de son esprit et encore moins être conscient des Idées. Bergson disait que chez l’artiste la Nature a oublié d’attacher un des sens aux préoccupation pratiques, de sorte que l’artiste conserve un rapport virginal à ce qui est. En fait cette soi-disant «&amp;nbsp;préoccupation pratique&amp;nbsp;» n’est rien d’autre pour la plupart des hommes qu’une activité mentale compulsive. C’est elle qui crée ce&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;voile&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;dont parle Bergson, le voile tissé entre nous et la réalité,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a name=&quot;%C3%89couter&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name=&quot;Conscience&quot; id=&quot;Conscience&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Par conséquent, il est facilement piégé par ses propres pensées, Écouter, c’est ouvrir un espace à ce qui est et le laisser vacant. Écouter, c’est autoriser l’entrée en scène de ce qui advient, sans faire barrage, sans vouloir par avance contrôler, sans chercher à fuir ce qui est. C’est-à-dire sans être obnubilé par ce que nous sommes en train de dire ou de penser. L’écoute fait de l’observation une méditation vivante en donnant à la conscience une profondeur qu’elle n’aurait pas sans cela. L’écoute permet qu’affleure en permanence la Conscience qui est en toile de fond de toute expérience.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a name=&quot;%C5%93uvre musicale&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name=&quot;harmonie&quot; id=&quot;harmonie&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name=&quot;nuisances sonores&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;Un musicien est d’abord un être sensible à l’univers des sons, plus sensible que la plupart du commun des mortels. Dans le royaume de l’ouïe, il a conservé un certain degré de présence. Dans les autres il peut être aussi insensible que la plupart des hommes. Mais a conservé un degré de liberté, car il sait écouter. Ce qui n’implique aucun effort intellectuel de sa part, mais une simple ouverture. C’est pour cette raison qu’un musicien est le premier à savoir apprécier les qualités esthétiques d’une œuvre musicale. Ce n’est pas parce qu’il aurait emmagasiné tout un tas de concepts dans son esprit qui lui permettraient de juger, de classer, de définir. Non, il peut dé-couvrir par lui-même ce qui est présent dans la richesse harmonique de la musique, car il garde ouvert le domaine de l’expérience du son. Dans notre monde envahi par des nuisances&amp;nbsp; sonores, le sens de l’ouïe peut rester infirme, la capacité réelle d’écouter est constamment inhibée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;western&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Lucida Bright;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’éveil de la conscience doit rendre à la parole sa dimension inspirée, c’est-à-dire sa puissance créatrice.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt; &lt;h4 style=&quot;margin-left: 1.52cm;&quot; class=&quot;western&quot;&gt;&lt;/h4&gt; 
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