24.05.2008

LE MENTAL

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Posté le 25 mars par admin

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Le mental est un outil fabuleux pour fonctionner dans le monde,
il doit être à notre service et pas nous au sien.

Qu'y a t'il entre deux pensées ?

Le silence et le vide.
C'est au coeur de ce silence et de ce vide que la présence silencieuse de l'être se révèle.
Pourquoi nous est-il si difficile d'être cette présence ?
Pourquoi nous est-il si difficile d'être ?
Le mental crée des pensées sans cesse car il n'aime pas l'inconnu que ce vide et ce silence
lui laisse entrevoir. C'est le même processus qui se passe lorsqu'on est avec quelqu'un
et que personne ne dit mot. La plupart des gens commencent à ressentir un malaise
dans cette non communication et le mental cherche par tous les moyens à fuir cela.
Hors, si on se laisse simplement aller à ressentir ce moment de silence,
la communication passe par d'autres circuits.
On se sens juste bien d'être là, en ce moment, avec cette personne,
sans toujours avoir besoin de mettre des mots qui nous coupent de ce que l'on ressent.
Le mental a toujours besoin de combler le silence et entretient sans cesse une activité de fond.
Cette activité mentale est fatigante mais on ne s'en rend même pas compte.
C'est comme quand on est dans un lieu très bruyant, on s'habitue au fond sonore mais
lorsque le silence se fait, tout d'un coup on ressent un calme et un bien être.


Le mental cherche toujours à garder le contrôle, car au fond c'est bien lui qui a crée
au fil du temps ce que nous "pensons" être, notre ego, le sens du "moi".
Toutes nos opinions, nos croyances, nos valeurs, nos jugements, nos peurs, tout cela le mental
l'a créé au travers de nos conditionnements sociaux, éducatifs, culturels et religieux .
Toutes les expériences vécues, bonnes ou mauvaises on été analysées, passées au crible,
filtrées et classées par le mental. Cela a forgé et forge notre identité à laquelle on s'identifie sans cesse.
Que resterait-il si il n'y avait plus rien de ce qui fait notre identité, si notre identité s'effaçait tout à coup ?
Il ne resterait que présence, l'être véritable que nous sommes.
Le mental n'aurai plus son mot à dire et il perdrai tout le pouvoir
qu'il exerce sur nous et cela l'ego ne le veut pas, il résiste et il s'accroche.
Cela ne veut pas dire que l'on perd notre identité, le sens du "je" ou du "moi".
On utilise cette identité tout en restant observateur de celle-ci à partir de cet espace
plus profond de nous même, à partir de ce silence et de cette paix sereine.
C'est comme si on était l'océan et que les vagues en surface étaient notre vie,
les événements, les relations, les situations, tout cela se passe en surface.
On se laisse couler au fond de l'océan de notre être et à partir de
cet espace de paix, on observe et on agit sur ce qui se déroule en surface.
Même si certaines de ces vagues sont douloureuses et qu'on en ressent les effets,
on reste établi dans cet espace de paix qui réside en dessous de toute activité.


Se placer en tant qu'observateur de nos pensées, nous fait prendre un peu
de recul face aux événements, aux émotions, aux situations de la vie quotidienne.
Observez comment le mental réagit face aux différentes situations.
Placez-vous en observateur curieux.
Remarquez comme le mental est prompt à réagir, juger, étiqueter, analyser,
créer des peurs inutiles et résister à ce que la vie vous offre dans l'instant présent.
Observez sans entrer dans le jeu du mental, n'analysez pas ce que vous observez,
n'essayez pas de chasser vos pensées. C'est un accueil total de ce qui est, c'est
un lâcher-prise sur ce qui est présent à l'instant en vous.
Prenez conscience de la différence entre l'agitation du penseur et le calme de la présence.

Le mental a une forte tendance à résister à ce qui est, il lui est très difficile de lâcher prise...


Prenons un exemple concret :
Un individu est à la poste et il y a beaucoup de monde.
Il s'impatiente, il aimerait que ça aille plus vite.
Son mental crée de la résistance face à cette situation.
Il aimerait que cela se passe différemment, son mental résiste à ce qui est.
Cette résistance crée en lui de la négativité, une sensation de mal être et de
stress l'envahit et cela rend la situation bien plus pénible encore.
Pourquoi fait-il ça ?
L'individu n'en est même pas conscient.
Choisirait-il consciemment de se créer du stress et de la négativité ?

Non, c'est le mental inconscient qui crée cette résistance.
Inconsciemment, le mental croit qu'en résistant de la sorte cela fera changer les choses.
Hors, nous savons très bien que cela ne change rien de s'énerver.
Nous nous faisons du mal à nous même en refusant d'accepter la réalité.
Cela ne veut pas dire qu'il faut tout accepter dans la vie.
Si l'on regarde de plus près une situation qui ne nous convient pas, un évènement qui ne se
déroule pas tel que souhaité, une relation qui ne nous donne pas satisfaction, que pouvons nous faire ?

Quelles solutions se présentent à nous ?

Il n'y a que trois solutions:
1. Quitter la situation, se retirer, partir
2. Changer la situation, transformer
3. Accepter la situation, lâcher prise

Un choix entier de l'une de ces trois solutions, sans qu'il ne reste en vous des résidus de refus
par rapport à ce choix, vous libère des tensions et du stress.
Vous reprenez le contrôle de la situation et de votre vie, vous ne vous placez plus en victime.
Choisissez en conscience, sans ressentiment et allez heureux vers la suite de votre vie.

Tout autre choix ou non-choix de l'une de ces trois possibilités,
vous fait naviguer entre deux eaux et le malaise persiste.


Le facteur temps du mental est une source de souffrance.

Nous ramenons le passé dans l'instant présent en repensant et ressassant sans cesse des
événements qui ne se sont pas déroulés tels que nous aurions souhaité et nous nous projettons
dans le futur en nous demandant comment nous allons faire pour vivre avec ça ou sans ça.
Pour les événements heureux c'est la même chose, nous nous disons que plus jamais nous
ne pourrons revivre ça et nous nous créons alors de la déprime, de la nostalgie ou un manque.
Cela crée en nous une anxiété, une angoisse face au futur et nous ratons complètement l'instant présent.
La souffrance émotionnelle ne peut survivre dans l'instant présent.

Laissez le passé s'éteindre à chaque instant.
Amenez votre attention sur le présent et demandez-vous
comment vous vous sentez ici et maintenant, sans aller puiser
vos réponses dans les événements ou douleurs du passé.
La souffrance émotionnelle est inévitablement liée au temps.

Un exemple des plus courants :
Votre ami(e) vous a quitté et vous souffrez.
Qu'est-ce qui provoque cette souffrance ?
Vous allez me dire que cette personne vous manque.
Mais d'où provient ce manque ?
Ce manque prend naissance lorsque vous repensez à tous ces moments fabuleux partagés
dans le passé, que vous ne revivrez plus et la souffrance est liée à l'identification au "moi".
Tout cela est lié au temps et la pensée en est le véhicule.

 

05.04.2008

Les Trois Portes de la Sagesse

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.
- Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince.
- Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.
Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire : “Change le Monde”.
C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas.
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.

Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.
- C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire : “Change les Autres”.
- C’était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.

Bien des années passèrent. Un jour, alors qu’il méditait sur l’inutilité de ses tentatives de vouloir changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.
- Tu as raison, dit le Sage . Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.
Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots : ”Change-toi toi-même”.
Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.


Note  source : www.metafora.ch Auteur: Charles Brulhart

20.03.2008

Le petit aigle et autres contes

Le petit aigle

"Il était une fois un jeune guerrier, qui prit un oeuf dans le nid d'un aigle et le mit à couver dans la basse-cour. Quand l'oeuf vint à éclore, le petit aigle sortit et grandit parmi les poussins, picorant sa nourriture comme ses compagnons. Un jour, regardant en l'air, il vit un aigle qui planait au-dessus de lui. Il sentait ses ailes frémir et dit à un des poulets :

- "Comme j'aimerais en faire autant !"

- "Ne sois pas idiot", répondit le poulet, "seul un aigle peut voler aussi haut ".

Honteux de son désir, le petit aigle retourna gratter la poussière et il ne remit plus jamais en cause la place qu'il croyait avoir reçue sur cette terre..." (conte indien)


Le cobra

Par une belle journèe de printemps, un moine longeait une rivière. Soudain, il entendit un coassement énorme, provenant d'une gerbe de roseaux. Il s'approcha et vit q'un crapaud était à l'origine de ce vacarme. Il était pris dans les mâchoires d'un serpent mais ce dernier, ayant sous-estimé la taille de sa proie, n'arrivait pas à l'avaler. Le crapaud était bloqué. Le serpent ne pouvait ni le rejeter ni l'ingurgiter. Le lendemain et le surlendemain, le crapaud coassait toujours. Il fallut trois jours au serpent pour faire taire sa proie.
" Si cela avait été un cobra, pensa le moine, il aurait mordu le crapaud tout de suite et celui-ci serait mort sur le champ. "




La corde d'argent

Un clair matin, Bouddha se promenait dans les cieux, aux bords du lac de la Fleur de lotus, et il rêvait sous la tiède caresse du soleil. Comme il se penchait sur l'eau du lac, il aperçut dans les profondeurs bouillonnantes de Naraka (l'enfer) un homme qui se débattait furieusement et semblait appeler à l'aide. Aussitôt Bouddha le reconnut. C'était un homme du nom de Kantuka, un voleur, un débauché, un abominable assassin qu'il avait rencontré pendant son passage terrestre. Bouddha est l'infinie compassion. Il se souvint qu'une fois dans sa vie, ce Kantuka avait manifesté un peu de bonté. Une grosse araignée s'était posée sur sa sandale ; au lieu de l'écraser, il l'avait épargnée et passé son chemin. Je vais lui porter secours, songea Bouddha, pour ce geste de compassion. Qui sait, il reste peut-être une lueur de générosité chez ce malheureux. Il prit alors un fil d'araignée, le fit descendre dans le lac en direction de Kantuka. Le fil se transforma en corde d'argent et le bandit l'agrippa solidement. Il commença à monter. L'ascension était rude. Kantuka y employait toutes ses forces. Il s'acharnait des mains, des genoux, des pieds, suant et soufflant. Bientôt il aperçut un coin de ciel bleu au-dessus de sa tête. Il redoublait d'efforts, quand il jeta un coup d'oeil vers les bas-fonds. Horreur ! Une dizaine de ses anciens compagnons saisissaient la corde d'argent et s'efforçaient de grimper à leur tour. Cette corde risque de ne pas être assez solide pour nous soutenir tous, se dit Kantuka. Il se souvint alors qu'il avait gardé dans une poche secrète son couteau d'assassin. « Je vais trancher cette corde, songea-t-il, et me débarrasser d'eux. » À peine avait-il formulé sa pensée que la corde d'argent se rompit au-dessus de lui, et il retomba pour toujours dans les Enfers.


La légende de l'été indien

"Mudjekewis avait 9 frères et ensemble ils vainquirent l'ours géant,aussi reçurent t-ils en présent la ceinture sacrée qui contient de quoi vivre heureux sa vie durant. Le mérite de cet exploit, chacun le sait revenait à Mudjekewis, le plus jeune des 10 garçons et ce fut a lui qu'échut le pouvoir de gouverner les vents d'Ouest. On l'appela dès lors Kabeyun, père des airs, et il entreprit de distribuer une part de sa puissance a chacun de ses fils. A Wabun, il donna l'Est. A Shawondasee, le Sud. A Kabiboonoka, le Nord. Seul Nanabozho n'eut rien de cet héritage, car sa naissance avait été illegitime. C'est pourquoi plus tard blessé de cette injustice, il partit en guerre contre son père, jusqu'à ce que celui-ci accèdant sa requête, consente à lui céder une part de la souveraineté de Kabiboonoka en lui abandonnant le privilège de règner sur les vents du Nord-Ouest.

Shawondasee, maître du Sud révèla très jeune son indolence. C'était, bien avant l'âge, un veillard poussif, peu enclin à voyager, les yeux mi-clos, toujours fixes, droit devant lui, souvent il souriait lorsque venait l'automne dispensant généreusement cet air doux qui gagne alors tout le nord du pays. Mais un jour, il aperçut au loin ,courant gracieusement à travers les plaines du nord, une jeune fille aux cheveux d'or. Elle était très belle et il en tomba aussitôt amoureux. Ses boucles surtout, blondes comme le blé, avaient conquis son coeur. Cependant sa paresse naturelle l'emporta sur sa passion et à l'aube du matin, il la surprit enveloppée d'une nuée blanche comme neige.

Il en conçut aussitôt une vive jalousie, persuadé que son frère, Kakiboonoka s'était mis en tête de la lui ravir en lui offrant l'une de ces écharpes immaculées dont les vents du Nord ont coutume de se parer aux approches de l'hiver. Pour briser le sortilège de son rival, Shawondasee, haletant, souffla comme il put et le ciel fut envahi de fils d'argent. Mais lorsque ceux-ci se dissipèrent, la belle avait disparu et avec elle les 100 graines finement ailées qui couronnent les fleurs du pissenlit de la prairie.

Il est un âge pour tout, dit le sage et Shawondasee avait eut le tort de se croire assez jeune pour être aimé de la fille aux cheveux d'or. En la poursuivant de ses soupirs alanguis, il n'avait fait que précipiter sa fuite. Depuis, croyant chaque automne revoir l'objet de sa flamme courir dans les prés comme au premier jour, le vieillard continue de haleter doucement au souvenir d'un bonheur inaccessible, gratifiant les terres du Nord, à la veille de l'hiver, de cette saison à nulle part pareille et que les hommes blancs appellent l'été indien."





"Un vieux matou, mathématicien émérite mais fort distrait et incroyablement paresseux, somnolait à l'entrée d'un temple. De temps à autres, il entrouvrait un oeil pour compter les mouches du voisinage et replongeait presque aussitôt dans sa douce léthargie.
Shiva vint à passer par là. Émerveillé par la grâce naturelle, toute féline, que l'animal avait conservée, malgré un embonpoint considérable dû à son oisiveté, le Seigneur des Monde lui demanda: "Qui es-tu et que sais-tu faire?"

L'autre, sans même entrebailler les paupières, marmonna:

-Je suis un vieux chat très savant, et je sais parfaitement compter.
-Magnifique! Et jusqu'où peux-tu compter?
-Mais voyons, je peux compter jusqu'à l'infini!
-Dans ce cas, fais-moi plaisir. Compte pour moi, l'ami, compte...

Le chat s'étira, bailla profondément, puis, avec une petite moue de dédain amusée, se mit à réciter:
-Un...deux...trois...quatre...

Chaque chiffre était prononcé d'une voix plus murmurante et vague. A sept, le chat était à moitié endormi. A neuf, il ronflait carrément, abîmé dans un sommeil béat.

"Puisque tu sais seulement compter jusqu'à neuf", décréta le grand Shiva, Souverain des Sphères, "je t'accorde neuf vies".

C'est ainsi que les chats disposèrent de neuf existences.

Mais Shiva, qui était aussi un subtil philosophe, médita longuement. Le matou lui avait assuré qu'il pouvait compter jusqu'à l'infini. Certes, il s'était arrêté au chiffre neuf, puis s'était endormi. Or, le sommeil, sans nom, sans forme, sans pensée, n'est-il pas une fidèle préfiguration de l'infini?




Alors Shiva compléta son décret: Au bout de ses neuf vies, le chat accéderait directement à la félicité Suprême."