18.03.2009
L'éveil de l'ouie
Le toucher, le goût et l’odorat restent assez négligés chez l’être humain. Parler d’une relative infirmité humaine à ce niveau n’est pas exagéré. Le mode de vie à l’occidentale nous porte aussi à surintellectualiser nos sensations, ce qui les stérilise. L’art de vivre présent dans bien des cultures traditionnelles témoigne souvent d’un raffinement des sens dit « non esthétiques ». Est-il possible d’éveiller nos cinq sens ?
Le simple son, comme musique ou comme bruit naturel, a plutôt tendance à réduire notre activité mentale. La sensibilité et la sensualité de l’ouïe résident dans cette vibration antérieure à la pensée conceptuelle. Nous savons bien que notre esprit n’est pas du tout sur le même registre quand il chevauche des pensées ou quand il est dans l’écoute. L’écoute est plus sensible et elle défait l’identification, la pensée est plus intellectuelle et elle implique souvent une forte identification. La compulsion continuelle nous porte à moudre des pensées pour juger, coller sur les objets des étiquettes mentales, à projeter des concepts. Il existe une puissance immanente du son, qui condense sa valeur vibratoire d’énergie et d’intelligence, elle parcourt toute une gamme de sonorités ; et il existe de la même manière des degrés, une ouïe grossière qui n’est interpellée que par le bruit sous une forme agressive et une ouïe subtile ouverte à des niveaux très fins du son, jusqu’à écouter dans les espaces, de silence entre les pensées. Affiner l’ouïe c’est découvrir que l’univers tout entier est murmure et vibration. C’est aussi découvrir la profondeur du silence de l’esprit. En effet, un esprit qui n’est pas intérieurement silencieux ne peut pas écouter. Il n’entend que son propre bruit. Il ne peut se mettre aux aguets et pressentir un mouvement, une respiration et les milles petits bourdonnements de la Nature. Il ne peut pas écouter une voix dans ses tremblements et recueillir ce qu’elle ne peut confier à la parole. Il ne peut pas non plus être attentif à l’activité de son esprit et encore moins être conscient des Idées. Bergson disait que chez l’artiste la Nature a oublié d’attacher un des sens aux préoccupation pratiques, de sorte que l’artiste conserve un rapport virginal à ce qui est. En fait cette soi-disant « préoccupation pratique » n’est rien d’autre pour la plupart des hommes qu’une activité mentale compulsive. C’est elle qui crée ce voile dont parle Bergson, le voile tissé entre nous et la réalité,
Par conséquent, il est facilement piégé par ses propres pensées, Écouter, c’est ouvrir un espace à ce qui est et le laisser vacant. Écouter, c’est autoriser l’entrée en scène de ce qui advient, sans faire barrage, sans vouloir par avance contrôler, sans chercher à fuir ce qui est. C’est-à-dire sans être obnubilé par ce que nous sommes en train de dire ou de penser. L’écoute fait de l’observation une méditation vivante en donnant à la conscience une profondeur qu’elle n’aurait pas sans cela. L’écoute permet qu’affleure en permanence la Conscience qui est en toile de fond de toute expérience.
Un musicien est d’abord un être sensible à l’univers des sons, plus sensible que la plupart du commun des mortels. Dans le royaume de l’ouïe, il a conservé un certain degré de présence. Dans les autres il peut être aussi insensible que la plupart des hommes. Mais a conservé un degré de liberté, car il sait écouter. Ce qui n’implique aucun effort intellectuel de sa part, mais une simple ouverture. C’est pour cette raison qu’un musicien est le premier à savoir apprécier les qualités esthétiques d’une œuvre musicale. Ce n’est pas parce qu’il aurait emmagasiné tout un tas de concepts dans son esprit qui lui permettraient de juger, de classer, de définir. Non, il peut dé-couvrir par lui-même ce qui est présent dans la richesse harmonique de la musique, car il garde ouvert le domaine de l’expérience du son. Dans notre monde envahi par des nuisances sonores, le sens de l’ouïe peut rester infirme, la capacité réelle d’écouter est constamment inhibée.
L’éveil de la conscience doit rendre à la parole sa dimension inspirée, c’est-à-dire sa puissance créatrice.
11:29 Publié dans SOPHROLOGIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.12.2008
méditation hiver
L’hiver est sous le signe des nuits plus longues, du froid et de la neige,
C’est le temps de se recueillir.
La saison froide atteint son apogée au solstice d’hiver, Dans le corps humain les reins et la vessie sont les plus actifs. Le maximum d’énergie froide se manifeste à la base du crâne, à la première vertèbre cervicale .
Le solstice d’hiver l'énergie s’exprime par sa descente brutale dans le corps humain. L’arrivée de l’énergie cosmique ou de la chaleur se manifeste dans le corps au niveau de la cinquième vertèbre lombaire et la montée graduelle suivra les vertèbres une à une pendant vingt-quatre étapes saisonnières.
La méditation utilise le son des Reins pour les stimuler, les renforcer en faisant venir la lumière cosmique bleue dans les reins, les libérer des peurs, des insécurités, des angoisses, des phobies qui les affaiblissent et transformer ces émotions négatives en calme, douceur, sécurité, volonté. Les aliments bénéfiques aux reins et qui servent à les tonifier sont aussi de couleur bleue et viennent de la mer : les bleuets, les prunes bleues, les aubergines, les fruits de mer, les poissons, les algues, les légumineuses. La sexualité bien accomplie permettra de conserver l’essence vitale, le sperme et les ovules pour se régénérer et retourner ces énergies qui viennent des reins dans les glandes et les organes du corps.
Se mettre en harmonie avec l’énergie de la saison d’hiver signifie se calmer, se reposer, se régénérer, dormir, se cacher comme les plantes, les arbres et les cours d’eau qui vivent une retraite profonde. L’hiver est le temps du silence, de l’introversion, de la lenteur, c’est un cadeau de la vie.
Le sage pratique l’art de vivre, il diminue ses activités, restaure ses forces, retourne à l’intérieur pour renaître au printemps.
Méditation
Profitez du changement de saison, du passage à l'hiver pour méditer sur
l'énergie du NORD
l'élément EAU
la lumière BLEUE
le CALME.
Absorbez ces énergies en inspirant la lumière bleue par le nez,
par les pores de la peau et par la couronne ou le sommet de la tête.
Laissez votre corps se remplir de la pure lumière bleue et se transformer en jade bleu transparent
irradiant la vitalité, le calme et la sécurité.
Recevez et émettez cette lumière et ces énergies pour aider au passage
de l'obscurité à la lumière en vous et autour de vous.
19:32 Publié dans LA MEDITATION DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.11.2008
Méditation et saisons
Méditations et saisons:
Les méditations peuvent parfaitement être associées avec les saisons si l'on veut adhérer aux théories psychoénergétiques.
Je vous rappelle qu'en sophrologie on pourra observer ses résistances ou son aisance à respirer en fonction de ces quatre temps:
Inspiration
Rétention pleine
Expiration
Rétention vide.
On notera mentalement ce que chaque phase provoque dans le mental et dans le corps, toutes les sensations.
On reste donc dans l'observation des phénomènes sans diriger le travail.
Cependant si vous manquez d'inspiration (sans jeu de mots!) voilà une progression de méditations en fonction du rythme saisonnier.
AUTOMNE (puisqu'on est en automne!):
La saison d'automne est liée à l'expiration.
On pourra méditer sur la chute des feuilles, l'intériorisation de la sève dans l'arbre. Visualiser le soleil rasant. Lâcher prise sur les faiblesses et défauts. Intégrer ses qualités et les renforcer. Visualiser un nettoyage et une dynamisation des poumons et du gros intestin.
Voici une première relaxation pour vous nettoyer
« Relaxation sur la pluie »
Les quatre éléments par lesquels s’expriment les forces de la nature sont des éléments symboliques qui peuvent être utilisés positivement dans les relaxations. Ici, l’eau à travers la pluie, symbole de nettoyage, de purification...
Prenez place confortablement...
Abandonnez votre corps à la terre qui l’accueille...
Relâchez bras et jambes...
Laissez aller le dos...
Votre tête prend appui fermement sur le coussin ou le tapis de sol...
Vous percevez vos points de contact : talons... mollets... cuisses... fessiers... dos... omoplates... épaules... bras... mains... et la tête...
Détendez-vous...
Laissez-vous aller...
Amenez votre attention au bord de vos narines...
Laissez l’air y entrer sans effort...
Ne forcez rien...
Sentez vous simplement respirer...
Laissez vous porter par le rythme naturel de votre souffle...
Le mental se calme...
Le silence intérieur peut prendre place...
Imaginez que vous êtes installé confortablement chez vous...
Dehors, il pleut...
Vous pouvez être assis dans votre fauteuil préféré... Au coin d’un bon feu...
Vous regardez les gouttes d’eau glisser sur les carreaux...
Vos yeux suivent leurs sillages légers...
Une rafale de vent ébranle la porte de la pièce où vous vous trouvez...
Les gouttes se mettent à frapper les vitres plus fortement...
Vos yeux se ferment...
Vous écoutez le curieux bruit sec et rapide... comme un crépitement...
Puis, lentement vous les rouvtez...
Vous les portez sur la pluie qui ruisselle maintenant sans se priver...
Combien y-a-t-il de gouttes sur le carreau ?
Un sentiment d’infini s’éveille en vous...
Toute cette eau qui tombe du ciel...
A la fois forte et tendre... Puissante et douce... D’une manière bien ordonnée...
Où en est le chef d’orchestre ?
Il vous semble que toutes ces gouttes ressemblent à des perles, ou encore de minuscules diamants...
Elles coulent... et coulent encore...
D’abord à l’intérieur de la tête... du cou... puis de la poitrine... doucement...Elles glissent à présent à l’intérieur, jusque dans vos poumons qui sont nettoyés parfaitement
Vous laissez venir un grand soupir de bien-être...
Elles glissent dans le ventre qui se relâche totalement...vous sentez que tout votre ventre est lavé à l'intérieur
Puis le long des jambes et des pieds...
Et à l’intérieur des bras...
Jusqu’au bout de vos doigts...
Tout votre corps se détend profondément...
Le mental est parfaitement silencieux, paisible...
Vos yeux se sont fermés pour mieux savourer ces caresses de l’eau aux doigts de fée...
Vous êtes tout à votre bien-être...
Plongé dans un océan de douceur, de paix...
Le corps est parfaitement détendu...
Vous reprenez conscience peu à peu...
Vous êtes allongé sur le sol...
Vous retrouvez le poids, la densité de votre corps...
Ses points d’appui...
Laissez votre respiration devenir plus généreuse...
Prenez plus d’air... Encore et encore...
Le souffle glisse en vous, fluide, léger...
Bougez les orteils...
Les doigts des mains...
Mastiquez...
Accueillez soupirs et baillements...
Etirez-vous longuement...
15:56 Publié dans EXERCICE de la semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



