16.11.2009
MOUVEMENT...
L’homme occidental à la découverte du dernier continent corps-esprit a fait de l’osmose du corps et de l’esprit l’objet d’une quête philosophique, spirituelle, artistique et scientifique.
Au cours de sa longue quête de développement rationnel, il a perdu peu à peu la notion de corps. Néanmoins son esprit, épuisé par des siècles d’abstractions, s’éveille-t-il aujourd’hui, au terme de ce long sommeil du corps, comme un malade qui ne souffre plus que son âme soit dévastée par l’absence.
Il amorce alors un voyage qui lui apprend que son corps est véritablement "le lieu et la formule" où se fondent harmonieusement le ciel des idées et les nourritures terrestres.
Ainsi les maîtres nous invitent-ils à reposer les problèmes fondamentaux auxquels se sont confrontées la philosophie, l’expérience religieuse et, plus récemment, la psychanalyse occidentales. Ils nous font toucher ici à une question essentielle dont il serait difficile de nier que les données sont bouleversées par l’apport des profondes expériences et conceptions du corps de l’ Extrême-Orient, qui nous invite à reconsidérer notre vison du monde et de l’homme à la lumière d’un travail en profondeur sur notre propre corps, qui serait source de toute révélation: de la prison du corps condamné à l’ouverture des sens!
Il s’agit en fait de mener une "guerre sainte" afin de réduire l’illusion, le mensonge et l’ignorance qui sont le lot déshumanisant et obturateur de chaque être, un combat pour retrouver l’essence de l’homme au cœur de la dualité matière-vide dans l’espace et le temps macrocosmique, et moi-autrui dans l’espace et le temps social.
Dans le but de l’éveiller au monde et à lui-même par la grâce de mouvements et de formes surgies du centre de gravité (le ventre) ses efforts l’initieront à la verticalisation de son être total et, selon la formule de R. M. Rilke, à « cet invisible poème qui permet un pur échange avec les espaces: Respirer »
Cette réorganisation des sens et du schéma corporel - en le reliant à lui-même - changeront sa perception de l’être et du paraître, de la matière et des formes, du temps et de l’espace. Il comprendra qu’existe un lien entre la quantité de matière organisée et le degré de conscience, que la matière et l’esprit sont les deux faces d’une même réalité.
Un seuil mental sera franchi.
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21.09.2009
la perception

Le pouvoir de la liberté de perception
Le fait est que la relaxation libère le cerveau et lui permet d'appréhender un plus large et plus subtil champs de données et d’impressions, d’y répondre, de cerner les problèmes et d'y réagir de façon appropriée. Cet élargissement de la perception permet au cerveau et aux autres systèmes du corps de faire un usage maximum de leurs capacités. Les hormones, les enzymes, les endorphines, les lymphocytes T et les neuropeptides produits par le cerveau et le corps changent énormément si nous réussissons à voir les choses sous d’autres angles. Cela veut dire que nos énergies ne sont pas verrouillées dans de vieux scénarios mais qu’elle sont libres de réagir aux possibilités et aux besoins réels du moment.
Quiconque a étudié un art martial ou la danse, entre autres, sait que le corps est capable d’une intelligence, d’une sensibilité et d’une agilité remarquables quand nous réussissons à nous débarrasser des tensions inutiles. c’est la capacité à être intérieurement sensible en pleine action, à être suffisamment détendu et libre pour ressentir les variations subtiles dans nos sensations et émotions, qui est la clé de notre santé et de notre bien-être. Et c’est aussi grâce à la respiration naturelle que nous pouvons connaître cette sensibilité et cette liberté.
Éveil de l'attention
Une fois que vous êtes installé dans cette position, sentez simultanément autant de parties de votre corps que vous le pouvez. Ensuite, laissez une partie de votre attention se concentrer sur vos pieds. Sentez les divers points de contact de vos pieds avec le sol, les cinq orteils, les coussinets sous le pied à la hauteur des gros et petits orteils, la talon et tout le côté externe de chaque pied. Quand vous sentez vos pieds relaxer, sentez votre poids s'enfoncer dans la terre et vous supporter. Une fois que cette sensation d'enfoncement est nette, faites délicatement passer votre corps de l'avant de vos pieds à vos talons. Continuez ce mouvement de léger balancier avant-arrière. Observez les divers muscles de vos pieds, jambes et pelvis se contracter et se détendre par alternance quand votre position change et en fonction de la force gravitationnelle. Voyez si vous sentez des ajustements musculaires ou autres dans votre dos, votre poitrine, votre cou. Maintenant, transférez le poids de votre corps d'un pied à l'autre. Voyez si vous réussissez simultanément à sentir une jambe se tendre pendant que l'autre relaxe. Laissez votre attention absorber autant de sensations associées à ces mouvements subtils que vous le pouvez. Faites cet exercice pendant un minimum de 5 minutes. Puis, restez debout immobile pendant une minute ou deux et sentez les changements en ce qui concerne la sensation globale que vous avez de vous. :
Perception sensorielle par l’intérieur
Une des clés de la santé est la perception sensorielle par l’intérieur, l’acquisition de la conscience et de l’attention intérieures. ( L’attention veut aussi bien dire l’expérience de la conscience que l’activité du cerveau qui la sous-tend ). Sans l’attention intérieure et la capacité à la contrôler, les techniques de respiration auront peu d’impact. Il est donc crucial d’entreprendre ces techniques de respiration en toute conscience, sans effort et avec aisance, c’est-à-dire sans forcer dans l’intention d’atteindre le résultat que vous pensez devoir atteindre. Par ailleurs, accordez-vous le temps qu’il faut pour vous reposer après chaque pratique afin de pouvoir en ressentir les effets.
1 - Ouvrir le ventre
Prenez une position debout ou assise immobile. Observez la façon dont vous respirez pendant plusieurs minutes et mettez ensuite vos mains sur votre nombril. Quand vous inspirez, sentez que vous respirez directement par votre nez le long d’un long tube jusqu’à un ballon qui se trouve derrière votre nombril. Quand le ballon se gonfle, votre ventre se gonfle également. Quand vous expirez, le ballon se dégonfle et vous avez la sensation que l’air est lentement expulsé par le tube et votre nez. L’air que vous inspirez ne va bien entendu pas dans le ventre, mais dans les poumons. Par contre, la sensation du mouvement qui va du nez vers le ventre détend vos muscles et tissus abdominaux, et aide le diaphragme à descendre plus bas vers le ventre et à masser vos organes internes. Assurez-vous que vos épaules et votre poitrine restent détendues pendant toute la durée de l’exercice. Ne faites aucun effort. Contentez-vous d’observer et de sentir le mouvement du ballon dans votre ventre. Sentez simultanément le mouvement descendant et ascendant du diaphragme pendant que vous inspirez et expirez.
2 - Sentir le diaphragme
Pour avoir une sensation encore plus claire du mouvement de votre diaphragme, allongez-vous sur le dos avec les genoux repliés, les pieds à plat sur le sol et légèrement écartés, et les bras le long du corps. Quand vous inspirez dans le ventre, laissez le ballon se gonfler le plus possible. À la fin de l’inspiration, retenez votre respiration en vous assurant qu’aucun air ne sort de votre nez ou votre bouche. Puis, toujours sans respirer, aplatissez graduellement le ventre et faites passer le ballon d’air dans votre poitrine. Sentez en même temps votre diaphragme monter. Maintenant, baissez votre poitrine et faites repasser le ballon d’air dans votre ventre. Voyez si vous réussissez à sentir votre diaphragme descendre en même temps. Faites passer le ballon du ventre à la poitrine plusieurs fois dans un mouvement de pompe. Reposez-vous pendant quelques minutes et observez s’il y a des changements dans votre respiration. Refaites l’exercice encore deux ou trois fois.
3 - Ouvrir la cage thoracique
Toujours allongé sur le dos, mettez vos mains sur les côtés de votre cage thoracique au niveau des côtes les plus basses et sentez-y l’expansion du ballon pendant que vous inspirez. Et quand vous expirez, sentez les côtes revenir à leur position normale. En respirant de cette façon, vous aidez le diaphragme à descendre encore plus profondément dans l’abdomen, vu que le diaphragme est rattaché aux côtes basses. Pour encore mieux sentir le mouvement de votre cage thoracique, allongez-vous sur le côté droit, la tête étant posée sur votre bras droit et la paume de votre main gauche reposant sur le bas gauche de votre cage thoracique. Tout en respirant, sentez que vous inspirez et expirez directement dans le côté gauche de votre cage thoracique. Comptez entre 15 et 20 respirations, puis reprenez votre position à plat dos, les genoux repliés. Pendant quelques instants, sentez votre respiration et observez si vous notez une différence entre les côtés droit et gauche de votre cage thoracique. Maintenant, allongez-vous sur le côté gauche, la tête étant posée sur votre bras gauche et la paume de votre main droite reposant sur le bas droit de votre cage thoracique. Respirez entre 15 et 20 fois dans le côté droit de votre cage thoracique. De nouveau, allongez-vous à plat dos, les genoux repliés. Respirez dans les deux côtés de votre cage thoracique et observez si vous notez des changements dans votre respiration.
4 - Ouvrir la porte de la vie
il s’agit du point situé entre les deux reins, là où notre essence sexuelle est entreposée pour le staoistes
Prenez une position debout ou assise confortable. Posez vos mains de chaque côté de votre colonne vertébrale dans le bas du dos (le bout des doigts touche la colonne vertébrale), directement vis-à-vis du nombril. Il est très important pour le bien-être de garder cette zone au chaud, détendue et à l’aise. Quand vous inspirez, sentez le ballon se gonfler et pousser le bas de votre dos vers l’extérieur. Quand vous expirez, le bas de votre dos revient à sa position originale. Respirez ainsi pendant deux à trois minutes. Pour acquérir la sensation de mouvement dans le bas de votre dos, je vous suggère de vous accroupir. Cette position est excellente non seulement pour ouvrir le dos, mais pour votre santé en général. Quand vous vous accroupissez, laissez vos bras pendre devant vous et sentez le bas de votre dos pendant que vous respirez. Cette position fait automatiquement relâcher les muscles du bas du dos ainsi que le bas du diaphragme, qui est rattaché aux vertèbres lombaires. Elle permet aussi de nettoyer et d’énergiser les reins. Si vous avez de la difficulté à vous accroupir, penchez votre torse vers l’avant en appuyant vos mains sur vos genoux. Une fois que vous aurez senti le bas de votre dos s’ouvrir et se fermer sous l’effet de la respiration, revenez à une position assise ou debout normale et laissez la mémoire organique de cette sensation dans votre dos vous aider à sentir le même processus dans votre position debout ou assise.
5 - Ouvrir le ventre, la cage thoracique et le bas du dos simultanément
Assis ou debout, vous allez maintenant essayer de sentir ces trois zones simultanément. Sentez toute la zone qui est délimitée par votre nombril, votre os pubien et le bas de votre dos. Quand vous inspirez, sentez le ballon prendre de l’expansion devant, derrière et sur les côtés plus ou moins simultanément. Quand vous expirez, sentez le ballon se dégonfler. Vous ne devez sentir ni effort, ni tension. Contentez-vous de sentir le ballon se gonfler et se dégonfler. Assurez-vous de sentir votre diaphragme descendre quand vous inspirez et monter, quand vous expirez. Après quelques minutes de respiration, oubliez le ballon et sentez simplement la chaleur dans votre ventre, sentez cette boule d’énergie qui grandit et rapetisse. Pendant que vous respirez naturellement ainsi, sentez que même si l’air ne se rend pas dans l’abdomen, quelque chose s’y rend tout de même. C’est le sang et l’énergie qui s’y rendent. En respirant de cette façon, vous énergisez votre 5 ième système ou dantian inférieur. Vous pouvez mettre cette respiration en pratique plusieurs fois par jour.
Suite prochainement...
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16.07.2009
CRISE
Il n’est pas certain que sans l’expérience d’une crise, nous pourrions désirer le meilleur, ce qui est sûr par contre c’est que nous ayons besoin pour la comprendre d’une vision d’ensemble qui soit limpide et ramifiée.
1) Au niveau le plus global, il y a tout d’abord celle de la crise écologique majeure qui sévit aujourd’hui sur la planète et affecte l’ensemble de la biosphère
L’ère industrielle a donné naissance au modèle de vie occidental qui devenu de fait le standard adopté sur la planète. Nous avons depuis des décennies convié toute l’humanité à se joindre à notre célébration des fastes de la consommation et la propagande a si bien fonctionné que les peuples de la Terre ne doutent pas une seconde que la meilleure manière de vivre est celle de l’occidental. Mais il faudrait très bientôt trois ou quatre planètes pour satisfaire tout le monde et y parvenir.
) En 2007-2008 nous avons vu apparaître dans 35 pays des émeutes de la faim et nous avons alors commencé à comprendre l’ampleur de la crise alimentaire de part le monde. Du krach alimentaire ont dit les experts. Le prix des denrées alimentaires de base a connu une forte hausse sur les marchés internationaux car il est inscrit non pas dans le domaine de l’économie locale, mais dans la mondialisation financière. Entre février 2007 et février 2008, le prix du blé doublait. Le riz atteignant son niveau le plus élevé depuis dix ans. Le soja voyait son prix monter à son plus haut niveau depuis 34 ans. Le maïs augmentait fortement. Dans certains pays le lait et le pain ont plus que doublé. Le phénomène a débuté en 2005 quand la consommation des produits agricoles de base a dépassé sa production à l’échelle mondiale et que les stocks alimentaires se sont mis à baisser. Des sècheresses massives dans plusieurs pays ont divisé les récoltes par deux. Depuis 1990 les agronomes constatent avec effarement que les rendements des cultures stagnent ou se mettent à baisser. Les pays émergents, tels que la Chine ont changé leurs habitudes alimentaires et sont maintenant attirés par la consommation de viandes et de laitages. Or ces changements supposent une surexploitation des sols, sachant que par exemple, pour 1kg de poulet, il faut 4 kg de protéines et de céréales végétales. La consommation de viande détourne les zones cultivées des aliments de base traditionnels au profit de l’élevage. Mais dans le même temps, les pays émergents construisent beaucoup, ils éliminent fortement les terres arables. La Chine a perdu entre 2005 et 2008 1 million d’ha de terre. Les pays émergents doivent donc importer encore plus ou même louer des terres en dehors de leur territoire pour subvenir aux besoins de leurs populations.
Un être humain meurt de faim toutes les 4 secondes, ce qui fait 25000 chaque jour, plus d’un milliard d’êtres humains vivent dans la famine…
3) Enfin, en poursuivant avec avidité une consommation immédiate, sans prendre en compte les conséquences de nos actes dans l’unité de la Nature, nous avons répliqué sur le plan économique le même type de comportement qui nous a conduit au désastre écologique en cours. La crise écologique montre que l’humanité vit très au-dessus de ses moyens terrestres. Le krach écologique est en vue. La crise économique montre de manière symétrique que l’humanité vit au-dessus de ses moyens financiers et le krach économique lui est déjà là. La crise économique explose au moment même où le paradigme de la croissance infinie est remis en cause par la réalité de la finitude des ressources de la Terre. Est-ce un hasard ?
Quand la crise devient un phénomène global, il n’y a plus d’évasion possible dans l’idéologie. La nécessité pressante, c’est de changer maintenant. La question à l’ordre du jour n’est plus seulement de rétablir l’ordre, c’est d’en changer.
nous sommes dans un situation historique dans laquelle, l’implication directe de la crise est la disparition de l’humanité en tant que telle
Jamais nous n’avons connu une époque comme celle-ci dans laquelle autant de processus de destruction étaient engagés simultanément.
l’humanité est une et qu’il est parfaitement vain dans la crise actuelle de raisonner de manière fragmentaire comme nous l’avons fait trop longtemps, car c’est justement cette fragmentation qui nous aveugle
2) Pour comprendre cet avertissement, nous devons voir la crise actuelle dans toute son amplitude, nous devons comprendre en quoi elle est systémique. L’expression systémique renvoie à une totalité dans laquelle les différents éléments sont étroitement reliés les uns aux autres par des processus de rétroactions, de sorte qu’ils composent en un seul tout un système organisé.
Une société saine est une société qui en tant qu’organisme est prospère dans le sens de la vitalité de l’ensemble. Le bien général a alors le sens de la promotion de la vie.
Il faut donc considérer attentivement l’écologie de l’action humaine dans une causalité en boucle à l’intérieur d’un système global. Ce qui importe, ce n’est pas la visée d’un objectif limité et fragmentaire, mais l’incidence globale de l’action à l’intérieur de l’ensemble.
Dans la crise que nous traversons, ce qui fait problème ce n’est pas la diversité des civilisations, c’est la tentative constante de diviser l’humanité contre elle-même. Plus on nourrit les oppositions entre les civilisations, plus on ruine leur valeur, plus on épuise ce qui a pu constituer leur grandeur, plus on suscite une régression dans la barbarie. Dans l’état actuel des choses, s’agissant de l’opposition entre l’Occident et l’Islam, Amin Maalouf est très net. Il faut dire que :
« Ces vénérables civilisations ont atteint leurs limites; qu'elles n'apportent plus au monde que leurs crispations destructrices; qu'elles sont moralement en faillite, comme le sont d'ailleurs toutes les civilisations particulières qui divisent encore l'humanité; et que le moment est venu de les transcender. Soit nous saurons bâtir en ce siècle une civilisation commune à laquelle chacun puisse s'identifier, soudée par les mêmes valeurs universelles, guidée par une foi puissante en l'aventure humaine, et enrichie de toutes nos diversités culturelles; soit nous sombrons ensemble dans une commune barbarie".
Et ce n’est pas tout, il faut aussi y ajouter le nationalisme
dans une période de crise où les tensions montent sévèrement, dans laquelle la peur est constamment entretenue, il suffit de désigner un ennemi pour déchaîner la violence.
la vraie tragédie des crises majeures de l’Histoire se déroule dans le théâtre de l’esprit humain. Elle a son origine dans un processus constant de division que nous ne cessons d’entretenir. Clivage entre l’homme et la Nature,entre les religions, entre les cultures, entre les nations, clivages politiques, clivage entre les intérêts économiques, entre les classes sociales, entre les générations, division entre groupes de pressions, divisions à l’intérieur des communautés, division entre l’homme et la femme, division au sein des familles, division au sein de l’homme lui-même entre la sphère privée et la sphère publique, entre moi et les autres, entre conscient et inconscient etc. Ces divisions générées par la pensée produisent d’elles-mêmes des dysfonctionnements qui, cumulés, génèrent un terrain de crise permanent.
Dans le processus des crises, c’est l’usage pernicieux que nous faisons de la pensée (texte) sous la forme de divisions constantes qui est en cause, car il sape toute perception globale et produit une vision fragmentaire du monde.
Sur cette question, quelques pistes dans Vivre dans un Monde en Crise de Krishnamurti
Dès que l’intérêt personnel domine, il y a un aveuglement à l’égard de ce qui servirait le bien commun : c’est mon intérêt (ou le nôtre) contre votre intérêt (ou le vôtre).
A la racine des problèmes que l’humanité doit aujourd’hui affronter, il y a un aveuglement psychique, une perception faussée, ce qui veut dire une perte complète de l’unité et du sens de la relation.
Si nous séparons les différents aspects de la crise actuelle, nous risquons de nous perdre en jetant dans toutes les directions les pièces du puzzle. L’image globale se recompose d’elle-même quand nous revenons de l’extérieur vers l’intérieur, pour chercher la racine des dégradations que nous observons. Le seul constat ne suffit pas. Il est accablant en tant que fait massif détaché de ses causes et séparé entièrement de la volonté humaine.
La tâche est immense. Le sursaut est possible. Maintenant. Il va exiger un dépassement de ce qui a constitué pendant des millénaire notre mode de comportement habituel. C’est précisément ce qui rend le défi exaltant, car c’est la première fois que l’humanité se trouve placé devant la nécessité d’un saut évolutif de grande envergure. Elle en a le potentiel et ce potentiel se révèle justement dans l’extrémité.

21:55 Publié dans PHILO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


