06.09.2008

Le pêcheur et le temps

 

Un riche industriel se promenait au bord d'un lac près d'un petit village rustique. Quelques pontons formaient un port. Justement un bateau joliment coloré s'a

marrait. Il contenait plusieurs thons de bonne dimension. Le promeneur admira les poissons et félicita notre pêcheur. Il lui demanda combien d

e temps a-t-il mis pour les capturer.

Re-exposure of Sans titre 1.jpg


"Oh, bien peu de temps ", répondit le simple pêcheur.

''Pourquoi ne pêchez-vous pas plus longtemps?'' interrogea l'industriel.'' Vous en ramèneriez plus!''

Le pêcheur répondit que ces quelques poissons suffisaitt à subvenir aux besoins de sa famille.

L'industriel demanda alors : " Que faites vous alors du reste de votre journée?"

"Je me lève tard, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je profite de la sieste avec ma femme.
Le soir, je vais voir mes amis au village, nous buvons du vin et jouons de la musique, parfois nous dansons. J'ai une vie bien remplie."

L'Américain l'interrompit.
"J'ai un Master of Business d'une grande Université et je désire vous aider.
Je vous conseille de pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices , vous pourrez acheter un plus gros bateau qui vous fera gagnez beaucoup d'argent qui vous permettra d'acheter un deuxième bateau. Ainsi de suite jusqu'à ce que vous soyez à la tête d'une flotte de chalutiers. Vous pourriez négocier directement avec l'usine et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors vivre dans la capitale d'où vous dirigeriez toutes vos affaires."

Le pêcheur demanda alors: " Combien de temps cela prendrait-il?"

"Quinze à vingt ans", répondit l'industriel.

"Et ensuite?"

"Ensuite, ça devient intéressant, répond l'autre, le moment venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous deviendrez aussi riche que moi."

"Millionnaire? Mais ensuite? "

"Après, vous pourrez prendre du repos bien mérité, vivre dans un petit village côtier, vous lever tard dans la matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées avec vos amis. "
...

05.04.2008

Les Trois Portes de la Sagesse

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.
- Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince.
- Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.
Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire : “Change le Monde”.
C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas.
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.

Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.
- C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire : “Change les Autres”.
- C’était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.

Bien des années passèrent. Un jour, alors qu’il méditait sur l’inutilité de ses tentatives de vouloir changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.
- Tu as raison, dit le Sage . Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.
Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots : ”Change-toi toi-même”.
Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.


Note  source : www.metafora.ch Auteur: Charles Brulhart

20.03.2008

Le petit aigle et autres contes

Le petit aigle

"Il était une fois un jeune guerrier, qui prit un oeuf dans le nid d'un aigle et le mit à couver dans la basse-cour. Quand l'oeuf vint à éclore, le petit aigle sortit et grandit parmi les poussins, picorant sa nourriture comme ses compagnons. Un jour, regardant en l'air, il vit un aigle qui planait au-dessus de lui. Il sentait ses ailes frémir et dit à un des poulets :

- "Comme j'aimerais en faire autant !"

- "Ne sois pas idiot", répondit le poulet, "seul un aigle peut voler aussi haut ".

Honteux de son désir, le petit aigle retourna gratter la poussière et il ne remit plus jamais en cause la place qu'il croyait avoir reçue sur cette terre..." (conte indien)


Le cobra

Par une belle journèe de printemps, un moine longeait une rivière. Soudain, il entendit un coassement énorme, provenant d'une gerbe de roseaux. Il s'approcha et vit q'un crapaud était à l'origine de ce vacarme. Il était pris dans les mâchoires d'un serpent mais ce dernier, ayant sous-estimé la taille de sa proie, n'arrivait pas à l'avaler. Le crapaud était bloqué. Le serpent ne pouvait ni le rejeter ni l'ingurgiter. Le lendemain et le surlendemain, le crapaud coassait toujours. Il fallut trois jours au serpent pour faire taire sa proie.
" Si cela avait été un cobra, pensa le moine, il aurait mordu le crapaud tout de suite et celui-ci serait mort sur le champ. "




La corde d'argent

Un clair matin, Bouddha se promenait dans les cieux, aux bords du lac de la Fleur de lotus, et il rêvait sous la tiède caresse du soleil. Comme il se penchait sur l'eau du lac, il aperçut dans les profondeurs bouillonnantes de Naraka (l'enfer) un homme qui se débattait furieusement et semblait appeler à l'aide. Aussitôt Bouddha le reconnut. C'était un homme du nom de Kantuka, un voleur, un débauché, un abominable assassin qu'il avait rencontré pendant son passage terrestre. Bouddha est l'infinie compassion. Il se souvint qu'une fois dans sa vie, ce Kantuka avait manifesté un peu de bonté. Une grosse araignée s'était posée sur sa sandale ; au lieu de l'écraser, il l'avait épargnée et passé son chemin. Je vais lui porter secours, songea Bouddha, pour ce geste de compassion. Qui sait, il reste peut-être une lueur de générosité chez ce malheureux. Il prit alors un fil d'araignée, le fit descendre dans le lac en direction de Kantuka. Le fil se transforma en corde d'argent et le bandit l'agrippa solidement. Il commença à monter. L'ascension était rude. Kantuka y employait toutes ses forces. Il s'acharnait des mains, des genoux, des pieds, suant et soufflant. Bientôt il aperçut un coin de ciel bleu au-dessus de sa tête. Il redoublait d'efforts, quand il jeta un coup d'oeil vers les bas-fonds. Horreur ! Une dizaine de ses anciens compagnons saisissaient la corde d'argent et s'efforçaient de grimper à leur tour. Cette corde risque de ne pas être assez solide pour nous soutenir tous, se dit Kantuka. Il se souvint alors qu'il avait gardé dans une poche secrète son couteau d'assassin. « Je vais trancher cette corde, songea-t-il, et me débarrasser d'eux. » À peine avait-il formulé sa pensée que la corde d'argent se rompit au-dessus de lui, et il retomba pour toujours dans les Enfers.


La légende de l'été indien

"Mudjekewis avait 9 frères et ensemble ils vainquirent l'ours géant,aussi reçurent t-ils en présent la ceinture sacrée qui contient de quoi vivre heureux sa vie durant. Le mérite de cet exploit, chacun le sait revenait à Mudjekewis, le plus jeune des 10 garçons et ce fut a lui qu'échut le pouvoir de gouverner les vents d'Ouest. On l'appela dès lors Kabeyun, père des airs, et il entreprit de distribuer une part de sa puissance a chacun de ses fils. A Wabun, il donna l'Est. A Shawondasee, le Sud. A Kabiboonoka, le Nord. Seul Nanabozho n'eut rien de cet héritage, car sa naissance avait été illegitime. C'est pourquoi plus tard blessé de cette injustice, il partit en guerre contre son père, jusqu'à ce que celui-ci accèdant sa requête, consente à lui céder une part de la souveraineté de Kabiboonoka en lui abandonnant le privilège de règner sur les vents du Nord-Ouest.

Shawondasee, maître du Sud révèla très jeune son indolence. C'était, bien avant l'âge, un veillard poussif, peu enclin à voyager, les yeux mi-clos, toujours fixes, droit devant lui, souvent il souriait lorsque venait l'automne dispensant généreusement cet air doux qui gagne alors tout le nord du pays. Mais un jour, il aperçut au loin ,courant gracieusement à travers les plaines du nord, une jeune fille aux cheveux d'or. Elle était très belle et il en tomba aussitôt amoureux. Ses boucles surtout, blondes comme le blé, avaient conquis son coeur. Cependant sa paresse naturelle l'emporta sur sa passion et à l'aube du matin, il la surprit enveloppée d'une nuée blanche comme neige.

Il en conçut aussitôt une vive jalousie, persuadé que son frère, Kakiboonoka s'était mis en tête de la lui ravir en lui offrant l'une de ces écharpes immaculées dont les vents du Nord ont coutume de se parer aux approches de l'hiver. Pour briser le sortilège de son rival, Shawondasee, haletant, souffla comme il put et le ciel fut envahi de fils d'argent. Mais lorsque ceux-ci se dissipèrent, la belle avait disparu et avec elle les 100 graines finement ailées qui couronnent les fleurs du pissenlit de la prairie.

Il est un âge pour tout, dit le sage et Shawondasee avait eut le tort de se croire assez jeune pour être aimé de la fille aux cheveux d'or. En la poursuivant de ses soupirs alanguis, il n'avait fait que précipiter sa fuite. Depuis, croyant chaque automne revoir l'objet de sa flamme courir dans les prés comme au premier jour, le vieillard continue de haleter doucement au souvenir d'un bonheur inaccessible, gratifiant les terres du Nord, à la veille de l'hiver, de cette saison à nulle part pareille et que les hommes blancs appellent l'été indien."





"Un vieux matou, mathématicien émérite mais fort distrait et incroyablement paresseux, somnolait à l'entrée d'un temple. De temps à autres, il entrouvrait un oeil pour compter les mouches du voisinage et replongeait presque aussitôt dans sa douce léthargie.
Shiva vint à passer par là. Émerveillé par la grâce naturelle, toute féline, que l'animal avait conservée, malgré un embonpoint considérable dû à son oisiveté, le Seigneur des Monde lui demanda: "Qui es-tu et que sais-tu faire?"

L'autre, sans même entrebailler les paupières, marmonna:

-Je suis un vieux chat très savant, et je sais parfaitement compter.
-Magnifique! Et jusqu'où peux-tu compter?
-Mais voyons, je peux compter jusqu'à l'infini!
-Dans ce cas, fais-moi plaisir. Compte pour moi, l'ami, compte...

Le chat s'étira, bailla profondément, puis, avec une petite moue de dédain amusée, se mit à réciter:
-Un...deux...trois...quatre...

Chaque chiffre était prononcé d'une voix plus murmurante et vague. A sept, le chat était à moitié endormi. A neuf, il ronflait carrément, abîmé dans un sommeil béat.

"Puisque tu sais seulement compter jusqu'à neuf", décréta le grand Shiva, Souverain des Sphères, "je t'accorde neuf vies".

C'est ainsi que les chats disposèrent de neuf existences.

Mais Shiva, qui était aussi un subtil philosophe, médita longuement. Le matou lui avait assuré qu'il pouvait compter jusqu'à l'infini. Certes, il s'était arrêté au chiffre neuf, puis s'était endormi. Or, le sommeil, sans nom, sans forme, sans pensée, n'est-il pas une fidèle préfiguration de l'infini?




Alors Shiva compléta son décret: Au bout de ses neuf vies, le chat accéderait directement à la félicité Suprême."

18.03.2008

Le gêneur




C'est une femme Soufie qui raconte :

Des scientifiques ont fait des expériences sur des fourmis. Ils ont observé que l'organisation du travail dans la fourmilière était très structurée. Il y avait la reine, qui pondait les oeufs, les nourrices, qui l'alimentaient, les ménagères, qui nettoyaient, les maçonnes, qui construisaient et réparaient, les ouvrières, qui cherchaient des provisions, les guerrières, qui veillaient à la défense de la fourmilière... Cependant 10 % des fourmis, non seulement ne faisaient rien, mais gênaient le travail des autres, se mettant en travers et parfois même défaisant ce que les autres avaient fait. Les chercheurs, donc, enlevèrent les 10 % gêneuses, pensant améliorer le fonctionnement du tout. Las ! Au lieu d'un ordre accru, il y eut panique. Les fourmis couraient en tous sens, se rentraient dedans... Au bout d'un certain temps, la fourmilière se reconstitua, et les activités reprirent. Les rôles avaient été redistribués. Chacune avait apparemment sa place. Et... à nouveau 10 % des fourmis passaient tout leur temps à entraver le travail des autres ! Les chercheurs recommencèrent trois fois. A chaque expérience, ils constatèrent qu'une fois supprimé les 10% " empêcheuses de tourner en rond ", il y avait désorganisation, affolement. Chaque fois que la fourmilière recommençait à fonctionner, 10 % de nouvelles fourmis avaient repris le rôle d'obstructrices du travail des autres.

Ce qui est peut-être - ajouta la narratrice - à mettre en regard de la petite histoire suivante : Un gourou dirigeait un groupe de disciples qui souhaitaient progresser « sur le chemin ». L'un des membres du groupe posait sans cesse des questions, interrompait, mettait en cause, bref, gênait le travail des autres. Ces autres vinrent trouver le gourou et lui demandèrent d'expulser la mauvaise tête. « Moi, je veux bien, si c'est là votre souhait... », répondit le gourou.

« ... mais lequel d'entre vous veut prendre sa place ? »

17.03.2008

l'adversité

1645503355.jpgUne jeune fille vient visiter sa mère et lui confie que sa vie est tellement difficile qu'elle en est fatiguée! Elle doit  se battre tout le temps. Il semble qu'aussitôt qu'un problème est réglé, un autre apparaît.

Sa mère l'invite dans la cuisine. Elle remplit trois chaudrons d'eau et les place chacun sur la cuisinière allumée. Bientôt, l'eau commence à bouillir.

Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des oeufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus. Elle les laisse bouillir sur le feu en se taisant. Peu de temps après, elle retourne à la cuisine. Elle sort les carottes, les oeufs et les  place dans un bol, puis, elle verse le café dans une carafe. Se tournant vers sa fille, elle dit :
 "Dis-moi, que vois-tu?"
"Des carottes, des oeufs et du café", répondit sa fille.

La femme  l'invite à approcher et lui demande alors de toucher les carottes. La fille nota qu'elles étaient toutes molles et souples. La mère lui ordonne alors de prendre un oeuf et de le briser. La jeune fille épluche l' oeuf et observe qu'il est dur. Finalement, la mère lui offre du café.  Elle en apprécie le riche arôme.
La fille intriguée pare ces demandes interroge alors sa mère:
"Qu'est-ce que cela  veut dire maman?"
Sa mère lui explique alors que chaque objet a fait face à la même eau bouillante, mais que chacun avait réagit différemment.

La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l'eau bouillante, elle s'est ramollie .
L'oeuf était fragile avec l'intérieur fluide. Mais après avoir été plongé dans l'eau bouillante, son jaune et son blanc sont devenus durs.

Quant aux grains de café, eux, ils ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l'eau bouillante, ils ont changé l'eau.

"Laquelle es-tu des ses trois choses?", demanda la mère à sa fille.
"Lorsque l'adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu? Es-tu une carotte, un oeuf ou un grain de café?"

Penses-y?

Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui dans la douleur et l'adversité devient molle et perd sa force?

Suis-je un oeuf qui commence avec un coeur malléable, mais change avec les problèmes? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur?
Est-ce que ma coquille ne change pas, mais mon intérieur devient encore plus dur?

Ou bien suis-je comme un grain de café? Le grain change l'eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l'eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme un grain de café, tu deviens meilleure et tu changes la situation autour de toi lorsque les choses  empirent.
Comment faites-vous face à l'adversité ?
Comme une carotte, un oeuf ou un grain de café ?

13.12.2007

Comment sont les gens ?

Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville .

Un jeune homme s’approcha et lui dit : "je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?" ; Le vieil homme lui répondit : "Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?"  ;

" Egoïstes et méchants. voilà pourquoi j’étais bien content de partir, dit le jeune homme". Le vieillard répondit : "Et bien,  les gens d'ici sont pareils ."

Un peu plus tard, un autre  homme s’approcha et lui posa exactement la même question. "Je viens d’arriver dans la région ; comment sont les gens dans cette ville ?"

Le vieille homme répondit  : "Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens de la ville d'où tu viens?"

Le jeune homme répondit ." Aimables et prêts à vous offrir leur coeur"
"Et bien, tu trouveras les mêmes personnes ici", répondit le vieil homme.

Un marchand qui s'activait non loin de là, avait entendu les deux conversations, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche : "Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ?" ;

 "Celui qui ouvre son coeur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son coeur."

 

 

10.11.2005

L'araignée chez les bosses

 

 " Au temps jadis, survint une grande famine et l'araignée qui venait d'épouser une très jeune fille ne trouvait même plus un morceau de manioc pour la nourrir. Aussi alla-t-il en brousse à la recherche d'ignames sauvages.

 

Il marcha longtemps. Tout à coup à peu de distance de lui, il aperçut les Hommes Bosses en train de faire les funérailles de leur vieux père. Lorsqu'un homme de cette race meurt, la bosse qu'il a portée toute sa vie sur son dos ne le suit pas, mais reste sur terre à la charge d'un de ses enfants ou petits frères. Le jeune homme araignée s'approcha en disant :
- " Ah ! quel malheur ! Pourquoi, votre vieux père étant mort, ne m'avez-vous pas appelé pour participer à la fête ? et les Hommes Bosses se laissèrent prendre à la supercherie. Ils s'excusèrent en lui donnant un gros mouton, un sac de riz et une tine d'huile rouge. L'araignée en échange accepta le souvenir du père, c'est-à-dire sa bosse. Ainsi fut conclu le marché. Les premiers étaient satisfaits de ne pas hériter de la bosse et le second se félicitait de son stratagème qui le pourvoyait en provisions.

 

Cependant, la fête continuait. Les Hommes Bosses achevaient de distribuer aux convives la viande cuite à l'occasion des funérailles. Dès que chacun avait sa part, il regagnait sa case avec sa bosse. En effet, lorsqu'ils sont au village ou occupés à la plantation, ou encore à la chasse en brousse, les Hommes Bosses peuvent déposer leur bosse à terre, mais quand vient l'heure de rentrer au logis, la bosse d'un coup saute sur leur dos dés qu'ils ont prononcé les paroles suivantes :
" Koabloho, zindehé ! Zimpaclebedé, epaclebedé ingnouhin! qui signifient en Ouobé : " Bosse de nos ancêtres, Toi qui vécus avec eux et qui es à présent l'inoubliable souvenir que nous conservons d'eux, Viens, nous rentrons chez nous. "

 

Ainsi procédait chacun des Hommes Bosses présents aux funérailles et l'une après l'autre, chaque bosse posée à terre pendant le repas, sautait sur le dos de son possesseur. Il ne resta plus sur le sol que la très vieille bosse du père, toute barbue. Son nom était Zin, c'est-à-dire " bosse ". Elle attendait que le jeune homme araignée l'endossât. Celui-ci s'était débrouillé pour recevoir le dernier sa portion de nourriture, afin de rester seul et de s'enfuir. Mais les autres étaient là, rassemblés, chacun avec la bosse de ses ancêtres sur son dos, impatients de rentrer chez eux et attendant que l'étranger dit la prière. Celui-ci se vit obligé de commencer :
- " Koabloho, zindehé ! Zimpaclebedé, epaclebedé, ... clebedé... mais il ne prononça pas le dernier mot qui lui donnerait la bosse et l'empêcherait de retourner auprès de sa jeune épouse.
- " Dépêche-toi de dire ta prière, grondèrent les Hommes Bosses.
Et l'araignée recommença très lentement :
- " Kaobloho, zindehé ! Zimpaclebedé, epaclebedé... clebedé... Il ne pouvait se résoudre à terminer. Se demandant comment sortir de ce mauvais pas, il cherchait autour de lui, par où s'enfuir. Insensiblement, il se rapprocha d'un coin. Puis, comme pour prononcer enfin la prière rituelle, il commença à réciter et brusquement se pencha, trancha d'un coup de couteau la liane attachant le mouton reçu en présent, le jeta sur son dos et chargé de tous les autres cadeaux, il s'élança dans la brousse.

 

Il avançait dans la forêt noire en coupant les lianes qui gênaient sa marche. Si les Hommes Bosses n'avaient pas osé le poursuivre, la vieille bosse barbue était là derrière lui et, chaque fois qu'il tranchait une liane, elle en sectionnait une elle aussi et passait. Car la puissance des ancêtres ne pouvait rester seule. Il lui fallait être prise en charge par un homme vivant.

 

Il faisait grand nuit quand l'araignée arriva chez elle. Elle ouvrit la porte et entra avec ses provisions. Sur ses talons, la bosse invisible se glissa sous le toit de la case. Lorsque les deux époux se furent bien rassasiés avec les provisions, l'araignée dit :
- " Aujourd'hui, j'ai trop froid. Nous ne coucherons pas par terre mais au grenier.
A la vérité, elle avait peur de la bosse qu'elle imaginait rôdant dans la nuit, autour de la case. Aussi, ferma-t-elle soigneusement la porte et suivie de sa femme, grimpa au grenier. Lorsqu'ils furent couchés, la jeune femme demanda :
- " S'il vous plaît, où avez-vous trouvé tout ce riz, toute cette huile et ce mouton ?
- "Ah ! ma chère dame, vous voudriez le savoir ? répondit le jeune homme. Eh bien voilà : quand je suis parti en brousse ce matin, j'ai rencontré les Hommes Bosses en train de célébrer les funérailles de leur vieux père qui venait de mourir. Je les ai abordés en leur demandant pourquoi ils ne m'avaient pas prévenu ? Ils se sont excusés en me donnant ce sac de riz, cette tine d'huile et ce gros mouton. Mais la bosse du vieillard m'est restée en partage. Je me suis sauvé sans prononcer la prière comme ils me demandaient de le faire, car celui qui la récite entièrement, voit la bosse lui sauter sur le dos. Ses paroles sont :
" Koabloho, zindehé ! Zimpaclebedé, epaclebedé... clebedé... Non, ma chère épouse, je ne puis pas les achever, c'est trop dangereux pour moi.
- " Si tu ne me les dis pas, je retourne chez mes parents, menaça la jeune femme dévorée de curiosité.
- " Après tout, tant pis, fit le jeune homme. La bosse ne m'entendra pas. A cette heure, elle doit être retournée chez elle. Rien ne m'empêche donc de te dire la prière. Écoute : " Koabloho, zindehé ! Zimpaclebedé, epaclebedé ingnouhin !

 

Ah quel malheur ! Sitôt ce dernier mot prononcé, la bosse creva le toit de la case, arracha le papo et cogna le dos du garçon si violemment qu'il traversa le plafond et tomba en bas, sur le sol de la case. L'araignée remonta auprès de sa femme.
- " Que se passe-t-il ? demanda-t-elle.
- " Ce n'est rien, ma chère épouse, je m'étais mal couché et c'est ce qui m'a fait tomber. Cependant, la bosse courbant son dos, elle ajouta :
- "... demain, j'irai à l'aube défricher la brousse qui envahit notre plantation de riz. Toi, tu m'apporteras mon repas au champ dès que tu l'auras préparé. Mais à l'entrée, tu m'appelleras afin que je sois prêt à te recevoir.
La femme répondit qu'elle ferait ce qu'il ordonnait.

 

Elle dormait encore lorsque l'araignée se leva et partit le dos courbé par sa bosse, le lendemain matin. Son premier soin fut de désherber un endroit bien ombragé et de creuser sur le côté d'une termitière, un trou à la dimension de sa bosse, de façon que s'asseyant à terre, le dos appuyé à la termitière, sa bosse fût invisible, cachée dans le creux. Cette précaution prise, elle entreprit le débroussement du sol.

 

Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsque la femme vint apporter la nourriture du matin. Elle appela son époux à l'entrée, et lui, abandonnant aussitôt sa matchette, courut s'asseoir le dos à la fourmilière et souriant l'attendit. La jeune femme s'approcha, déposa devant lui le canari et repartit sans avoir remarqué la difformité de son époux. Tous les jours, le jeune homme procéda ainsi. Le soir, il rentrait chez lui, longtemps après que la nuit fût tombée. Il arriva pourtant que la jeune femme se demandât :
- " Comment se fait-il que mon mari ne se lève jamais devant moi ? et elle eut une idée.

 

Le jour suivant, son repas prêt, elle partit ramasser des " fourmis guêpantes ". Puis elle se rendit à la plantation un peu plus tôt que d'habitude et sans se faire voir de son époux occupé ailleurs, libéra les fourmis dans les creux de la termitière. Elle regagna ensuite l'entrée du champ et annonça son arrivée par de grands cris :
- " Mari ! appella-t-elle. Mari ! je vous apporte à manger.
Aussitôt l'araignée se hâta de rejoindre son trou dans la fourmilière. Sa femme déposa la nourriture devant lui et reprit le chemin de la case. Dès qu'elle se trouva hors de la vue de son époux, elle se cacha derrière un palmier et surveilla les gestes de l'araignée. Celle-ci était assise. Elle commença à manger puis à se trémousser. Les fourmis la piquaient. Bientôt, il lui fut impossible de demeurer en place et elle se leva. La jeune femme apercevant alors son dos tout courbé par la bosse, s'écria :
- " Ah ! cher mari. Je vois la bosse que tu as sur le dos et je ne veux pas vivre avec un mari infirme !
Sur ces mots, elle prit la fuite et rejoignit la concession de ses parents. Depuis ce jour, l'araignée ne l'a point revue.

 

De l'aventure retracée par ce conte, date la possibilité pour une femme de divorcer à sa guise. Mais la faute en revient à l'araignée qui n'a pas su conserver pour elle, ce qu'elle devait garder dans le secret de son cœur. Souvenez-vous aussi qu'il ne faut pas jouer avec la puissance des ancêtres que le garçon endosse pour danser sous le masque. "

 

Source : Dynamique de la société ouobé, Girard J., IFAN 1967

L'araignée et une vieille femme tapidé

 

 " II y avait autrefois sur une montagne une vieille femme Tapidé qui habitait seule dans une grotte. Un jour, la famine éclata dans le pays de l'araignée. Très affamée, celle-ci partit en promenade chercher de la nourriture. A quinze kilomètres de son logis, apercevant une énorme montagne au milieu d'une grande forêt, elle s'y dirigea et rencontra la vieille femme, seule dans sa grotte.
- "Bonjour chère grand-mère, dit-elle.
- "Bonjour cher enfant, répondit la vieille. Que désires-tu cher enfant ?
- "Chère grand-mère, je suis orphelin. Mon père et ma mère sont morts. Je n'ai plus personne pour s'occuper de moi. J'ai faim.
La bonne vieille lui dit alors :
- "Viens avec moi, je te nourrirai. Mais je dois te dire une chose : moi, Tapidé, je dors pendant six mois, et je reste éveillée les six autres mois de l'année.
Lorsque l'araignée arriva, il restait encore six mois à la vieille avant, de dormir. Tapidé vécut pendant ce temps avec la pauvre araignée.

 

 

Au dernier mois. elle lui dit :
- "Cher enfant, mon temps de dormir arrive. Va chez toi, je ferme la montagne.
Très gourmande, l'araignée ne voulait plus s'en aller. Elle refusa catégoriquement. Quand il resta deux jours à la vieille, celle-ci avertit encore l'araignée, lui disant, que son sommeil serait long.

 

Mais l'araignée s'obstina. Le temps arriva et la vieille femme ferma la montagne. Durant deux mois, l'araignée mangea le peu de nourriture qui restait, mais au bout du troisième mois, la faim l'attaqua. Elle essaya de réveiller la vieille, en chantant :
- " Tapidé é é é Tapidé toutaboho tapidé é é é tapidé... ce qui signifie : Réveille-toi grand-mère...
Elle prit la vieille dans ses bras, la secoua, la brûla avec les tisons qui restaient au foyer, mais la femme ne se réveilla pas. L'araignée frappa de ses poings les parois de la grotte, mais la montagne demeura hermétiquement close. Au quatrième mois, l'araignée mourut. A la fin du sixième, la vieille se réveilla et trouva le corps de la mendiante et gourmande araignée tout sec. Elle le prit et le jeta dehors."

 

Source : Dynamique de la société ouobé, Girard J., IFAN 1967

 

La création des hommes blancs, noirs, rouges et jaunes


" Autrefois, une grosse calebasse avala les hommes du monde entier, sauf une femme en état de grossesse qui s'était cachée. Elle se réfugia dans la brousse et y vécut seule sans aide d aucune sorte. Un jour, elle accoucha de deux garçons jumeaux. L'un se nomma " Théhé" qui signifie un fameux guerrier, l'autre eut pour nom Oulaïne Gnon Soa qui veut dire : soldat de Dieu.

 

Ces enfants naquirent, armés de lances, arcs, flèches et couteaux de guerre Ils grandirent aux côtés de leur mère. Parvenus à l'âge d'homme, ils étaient devenus tous deux d'habiles chasseurs, tuant les éléphants, les panthères, mais surtout les animaux cruels.

 

Un jour, leur mère leur dit :
- " La calebasse a avalé votre père, votre grand-père, votre grand-mère, tous vos ancêtres et tous vos frères et sœurs. Les enfants furent vivement émus en entendant ces paroles. Ils demandèrent :
- " Maman, où se trouve cette diable de calebasse ? La mère eut peur de la leur montrer, car elle était dangereuse, ayant déjà avalé ses parents, son mari, et tous les hommes du monde. Si elle parvenait encore à avaler ces derniers pauvres enfants, la mère resterait seule, malheureuse et remplie de chagrin
- " Ne craignez rien Maman, lui dirent les jumeaux. Montrez-nous où se trouve la cruelle calebasse pour que nous allions la combattre. Les jumeaux allèrent se coucher.

 

Le matin, à l'aube, ils s'armèrent de lances, arcs flèches et couteaux de guerre, puis partirent vers l'endroit désigné. De loir, ils entendaient les cris de la calebasse au milieu de la forêt :
- " Toaclignolé, a clignoho... qui signifient : "C'est moi cette énorme calebasse qui ai avalé les hommes du monde entier. Si j en trouve d'autres aujourd'hui, je les avalerai encore. "

 

Les enfants se murmurèrent l'un à l'autre de marcher tout doucement. En approchant un peu, ils aperçurent l'énorme calebasse qui rugissait, roulant en montant et descendant une côte. Ils se firent des signes. Immédiatement, l'un passa du côté où elle descendait, l'autre de celui où elle montait. La calebasse entre eux répétait ses menaces, en se dirigeant vers le haut. L'enfant, un genou en terre, en position de guerre, envoya sa flèche.Peffih! Elle pénétra en plein cœur de la calebasse qui roula de l'autre côté où le second enfant l'attendait. D'un coup de lance, il la fendit en deux. La calebasse s'ouvrit : les hommes étaient superposés comme les rayons de cire dans une ruche, sur quatre couches. Sur le premier rayon, étaient les corps blancs, c'est-à-dire les Européens de France ; sur le second : les corps jaunes, c'est-à-dire les Allemands ; sur le troisième : les corps rouges, c'est-à-dire les Esquimaux des pôles nord et sud ; sur le quatrième : les Noirs d'Afrique.

 

Après leur délivrance, les hommes repartirent dans leur pays. C'est grâce aux deux jumeaux que des races de différentes couleurs vivent aujourd'hui sur terre. "

L'Araignée et la famine


C'était pendant une période de grande famine dans la forêt. Les animaux ne trouvaient plus de nourriture. L'araignée, qui n'avait pas mangé depuis des jours se mit à marcher droit devant elle à travers la forêt pour chercher quelque chose à se mettre sous la dent. Soudain, comme un mirage, lui apparut un champs de bananes mûres à point, prêtes à être mangé et, de plus, dissimulé des regards étrangers. Devant ce festin inattendu, l'araignée cria de joie : des bananes mûres !
A la suite de cela, l'araignée tomba raide étendue par terre. Au bout de quelques instants, une goutte de rosée vint chatouiller le nez de l'araignée qui se réveilla. Alors, le bananier lui dit ceci : ne crie jamais mon nom quand tu me vois. Je te laisse la vie sauve pour cette fois. Sers toi et mange mais surtout n'oublie pas ce que je t'ai dis. L'araignée après avoir mangé tout ce qu'elle pouvait, se mit à élaborer un plan.
Au bout de quelque temps, l'embonpoint de l'araignée commença à faire des envieux, parmi les autres animaux. Un par un, ils venaient la voir pour connaître son secret. Elle promit d'abord de le révéler au lézard parce qu'il n'était pas très malin et qu'il n'avait pas la force de se venger s'il s'apercevait d'une tromperie. Ils partirent donc ensembles et après de nombreux détours, l'araignée l'amena à l'endroit où poussaient les fruits. Le lézard, surpris, s'écria " des bananes mûres ! ! !" et tomba raide mort. Comme elle l'avait prévue, l'araignée avait maintenant de la viande pour accompagner ses bananes.

Chacun à son tour l'accompagnait à la recherche de nourriture. Prenant confiance dans sa ruse, elle se mit à manger des animaux de plus en plus gros et puissants mais peu malins comme l'hyène ou l'éléphant. Au fur et à mesure que la forêt se vidait, l'araignée grossissait. Il vint un jour ou elle n'eut même plus peur de s'attaquer à des bêtes plus futées. Elle accompagna le lièvre affamé jusqu'à la bananeraie. Mais arrivé là-bas, le rongeur fit celui qui n'avait rien vu.

" - Tu n'as encore rien trouvé ? , lui demanda l'araignée avec un large sourire
- Ben, non, et toi ? répondit le lièvre,
- Ici, on peut trouver des choses, il suffit de bien regarder, répondit l'araignée. "
Au bout d'une heure de recherche, le lièvre n'avait rien trouvé:
- Je ne vois pas l'ombre d'une carotte dans le coin, on devrait rentrer chez nous !
- On est pas en Europe, idiot, qu'est-ce qu'on trouve de bon ici...qui pousse dans les arbres ?

- Je sais pas moi, des oranges ?
- En plus, c'est bien devant toi, là, tout jaune et mûr à souhait, tu vois pas là, dit l'araignée excédée en montrant un énorme bananier couvert de fruits
- Quoi ! Des papayes ! Ici ! Montre-moi vite !
- Ça c'est quoi ? Imbécile ! une banane bien mûre ...Arghh ! Dit l'araignée en mourant.
Sur ce, le lièvre pris l'araignée et les bananes pour son dîner.
Moralité : Il y a toujours une limite en tout. Celui qui se croit rusé, comme l'araignée, trouvera toujours quelqu'un pour le surpasser.

Toutes les notes