08.03.2008
EXERCICE DE CONSCIENCE
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Revenir vers le présent
Nous allons décider de faire du présent notre résidence principale et du passé et du futur
nos résidences secondaires. Nous ne mettons un pied dans le futur et
dans le passé que pour des nécessités pratiques.
Nous portons notre attention sur la situation d'expérience où nous sommes.
Nous répondons le plus vite possible à la situation d'expérience.
Nous évitons les errances du mental en dehors du présent en l'accordant à la perception.
Il suffit de lâcher la pensée qui fabule et s'éloigne et de porter son attention sur la perception seule.Nous devrions accorder toute notre attention à la perception.
« Sentir la présence de cette personne qui traverse la rue.
Remarquer des détails nouveaux, laisser l'attention envelopper de manière circulaire »
ce qui m'entoure en me laissant surprendre, en restant frais, ouvert, éveillé.
Se concentrer
Sans en prendre conscience, nous pratiquons sans arrêt le sabotage de l'attention, soit en la rendant flottante et agitée, sous le conditionnement de la télévision, soit en entretenant une constante division. Essayer d' écouter une histoire tout en regardant quelqu'un faire quelquechose ou bien en lisant ou en écoutant de la musique.
L'esprit ne peut pas accorder une attention à deux objets simultanément, il ne peut qu'un conserver qu'un seul à la fois. Diviser l'attention engendre une fatigue constante, on ne peut pas pleinement être dans la musique ou dans la rédaction d'un texte.C'est l'un ou l'autre, mais pas les deux. Il est intéressant d'observer ce qui se passe dans la division, le va et vient constant, le sautillement, l'instabilité que cela engendre et le caractère insatisfaisant des résultats.
l'exercice inverse, d' être entier, totalement à ce que je fais : Entier, pour une application presque artistique à ce que je fais. Avec soin, avec amour (cela va ensemble). La satisfaction qu'on en retire est bien plus élevée, que tout ce que l'on fait de manière bâclé avec un esprit divisé.
Arrêt du mental
Quand nous sommes un moment tranquille s'arrêter pour se demander comme un coup de bâton sur le mental:
"que me manque-t-il en ce moment? ". "en ce moment il est où mon problème?
Rien ne va sortir de cette question. Ce sera un arrêt du mental.
Quand le mental s'arrête il n'y a pas de problème car le problème est engendré
par le mental.
Il est beaucoup plus instructif d'observer que de penser
Il y a une expansion de l'intelligence qui se produit spontanément
quand la perception est libérée.
L'image de l'autre
Comprendre à quel point l'image de l'autre joue un rôle fondamental
dans nos relations est essentiel et il est assez facile de prendre conscience
de son intervention. Rappelez-vous ce qui s'est passé quand vous avez croisé
une célébrité du show business. Vous étiez avec des amis à la terrasse d'un café,
derrière, il y avait une jolie femme bien mise ou un joli garçon ou bien avez vous reconnu une célébrité?
Et là une pensée jaillit, le trouble vous envahit,
vous être maladroit, vous vous comportez comme un imbécile "Vous vous rendez compte, il a beaucoup de charme ou bien c'est Untel!..." Il n'y a plus de communication, tout devient artificiel
vous êtes submergé par l'image de l'autre et vous ne voyez plus la personne.
Vous êtes ébloui par une image. Quand on a vu exactement ce qui se passait,
il est parfaitement possible d'aller plus vite, de court-circuiter la pensée-image, vous ne détruisez pas la relation avec une pensée opportune.
Retrouver le contact avec la nature
Exercice tiré d'Eckhart Tolle Mettre en pratique le pouvoir du moment présent
Pour cet exercice, il suffit d'être en présence d'un élément naturel un arbre, une fleur, un fruit.
Eckhart Tolle propose de rester en présence de la fleur par exemple,
sans chercher à lui mettre une étiquette (tiens, un dahlia, une rose etc.)
Sentir la tranquillité dans laquelle la fleur existe.
Elle rayonne sa beauté, son parfum. Son existence est dans sa présence et c'est tout.
Elle est et se contente d'être. Sentir cette existence, c'est ressentir en même temps notre propre tranquillité et laisser la présence s'épanouir.
Nous remarquerons au début à quel point nous vivons "dans la tête", dans l'agitation des mots.
Accordez-vous cette relation qui vous fait revenir à ce qui est.
La compensation
La pensée à caractère mécanique nous met sous pression. Il s'ensuit alors une série de mécanismes
comme celui de la compensation. L'ego suggère :
"j'ai bien le droit de m'offrir une petite compensation... avec tout ce que je trinque".
Et de fumer, de se verser un verre, de s'écrouler devant la télé
se défouler trois heures durant sur un jeu etc.
Il y a beaucoup de travail à faire sur la compensation et la reconnaître en tant que tel. Le besoin de compenser surgit d'une anxiété, d'une frustration que l'on cherche à évacuer par un moyen quelconque pour se procurer un apaisement.
Il vaut mieux éviter de l'affronter par la volonté, cela ne ferait que la renforcer. L'approcher avec une distance, en partant du principe que c'est un processus mental . Observer attentivement, de manière neutre, curieuse même le phénomène et avec humour. Juste pour apprendre. Juste pour s'amuser!... Ensuite, déplacer l'attention vers autre chose, vers une activité créative qui ne laisse pas le mental à lui-même.
En fait l'idée même de besoin de compensation n'est justement qu'une idée:
ce n'est qu'une question d'identification.
Lorsque vous vous surprenez à glisser vers cet état d'esprit, revenez au moment présent. Contentez-vous d'être et dégustez le fait d'être dans le présent Si vous êtes présents, vous n'avez jamais besoin d'attendre quoi que ce soit. D'ailleurs quand vous attendez quelqu'un profitez du moment accordé, amusez-vous!
Couper le son
Exercice tiré d'Eckhart Tolle
Nous avons tellement l'habitude de fuir dans les images que tout discernement devient difficile On est comme anésthésié.
Un bon exercice consiste à couper le son dans une émission où "ça discute". Regardez avec attention. Ces gens ont l'air de discuter très sérieusement de choses qui ont l'air très importantes. Certains prennent très visiblement des poses étudiées. Sans le son, nous voyons mieux l'insistance, mais aussi la théâtralisation, l'excitation artificielle. Quand ils semblent être très sérieux, rallumer le son. Qu'en pensez-vous?. Vous venez peut-être de lever un voile sur la folie du monde.
19:57 Publié dans EXERCICE de la semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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