01.11.2006
la phénoménologie :
la phénoménologie :
Husserl a permis de faire de grands progrès à la philosophie et est considéré comme le père de la phénoménologie . En phénoménologie, il ne s'agit pas de "penser des pensées", il s'agit de constater ce que nous voyons. Afin d'éviter tous les intermédiaires de concepts abstraits, l'Homme doit "coller" à la vie elle-même. Husserl va donc nous donner la première possibilité de trouver la manière de nous comporter dans le monde, selon les données qui nous sont offertes, à nous les êtres humains.
Husserl, en amoureux de la rigueur des mathématiques qu'il a beaucoup étudiées, continue de préssentir, malgré tout, une exigence fondamentale, devant cette croisée des chemins, celle de construire une philosophie scientifiquement exacte et rationnelle, mais avec une rationalité qui, à la différence de la classique, n'oubliera pas la réalité concrète. La réalité concrète est celle que nous vivons, chacun d'entre nous, en nous-mêmes. En cela il se rapproche du psychologisme. La réalité concrète nous montre, comme expérience originale, l'objectif comme étant quelque chose d'opposé au subjectif et, en cela, se rapprochant aussi de l'empirisme. La réalité concrète est, en fin de compte, le monde donné, conçu comme la conjonction des faits qui nous sont donnés dans notre conscience grâce à notre expérience
Husserl a permis de faire de grands progrès à la philosophie et est considéré comme le père de la phénoménologie . En phénoménologie, il ne s'agit pas de "penser des pensées", il s'agit de constater ce que nous voyons. Afin d'éviter tous les intermédiaires de concepts abstraits, l'Homme doit "coller" à la vie elle-même. Husserl va donc nous donner la première possibilité de trouver la manière de nous comporter dans le monde, selon les données qui nous sont offertes, à nous les êtres humains.
Son premier principe:
"nous avons conscience", c'est à dire que nous nous rendons compte des choses.,
il élabore un système extraordinaire à partir de cet axiome prouvant que nous sommes des êtres distincts du monde. Husserl ne part pas d'une idée "platonique" du monde mais bien de la manière dont les choses sont immédiatement présentées à la vue.
C'est ainsi qu’il a donné ses bases à la Phénoménologie.
Formé aux mathématiques et à la philosophie. Il est influencé par le psychologisme, qui considérait la psychologie comme le fondement de toute la connaissance humaine. Le psychologisme identifiait l'objet de connaissance et le sujet qui connaît.
(Pour le psychologisme les choses ne sont pas indépendantes de moi. C'est moi qui perçoit la forme et la couleur. C'est pourquoi tous les objets que nous "idéons" et que nous sentons étant les produits de notre mental, l'homme se transforme selon toutes les choses. Mais, comme l'homme change dans son histoire (dans sa culture, son âge), il n'y a rien de fixe pour le psychologisme et tout notre savoir est contingent, métamorphique et changeant; il n'y a aucune vérité permanente et éternelle.)
Malgré sa formation psychologiste, il réagit bientôt contre cette attitude.
Il ne pouvait accepter la totale identification entre le sujet qui "vivancie" et l'objet "vivancié". Cela serait déformer la réalité car, avec cette attitude, je ne suis jamais celui qui perçoit, remémore ou pense. Entre le sujet qui vit et l'objet vécu il y a donc une différence de base nécessaire. Il était évident, ajouta t il, que la psychologie ne pouvait être d'aucune façon la base de la logique et de la connaissance car elle n'a, au sens strict, que la mission de décrire les faits psychiques qui ont lieu dans la conscience individuelle, sans distinguer ce qu'il y a de particulier et de changeant, d'universel et de permanent entre eux. Puisque la psychologie considère les évènements comme appartenant à une certaine conscience d'hommes et d'animaux qui, en tant qu'êtres naturels, sont liés au temps, les évènements psychiques sont aussi inexorablement liés au devenir historique. Mais la science et la logique devront se baser sur des faits transmissibles à travers l'histoire, de génération en génération. Si, comme le pensait Dilthey, la vérité est pratiquement relative à la mentalité de chaque époque, la transmission culturelle serait sans objet. Il n'y a pas de doute, la seule chose que nous ayons, nous les humains, ce sont des perspectives de la vérité;
mais au milieu de ces multiples et diverses perspectives, nous pourrons toujours, de quelque manière que ce soit, y découvrir quelque chose de valable et en tout temps, c'est à dire quelque chose qui soit transtemporel et fixe dans sa valeur pour tous les esprits.
Husserl, en amoureux de la rigueur des mathématiques qu'il a beaucoup étudiées, continue de préssentir, malgré tout, une exigence fondamentale, devant cette croisée des chemins, celle de construire une philosophie scientifiquement exacte et rationnelle, mais avec une rationalité qui, à la différence de la classique, n'oubliera pas la réalité concrète. La réalité concrète est celle que nous vivons, chacun d'entre nous, en nous-mêmes. En cela il se rapproche du psychologisme. La réalité concrète nous montre, comme expérience originale, l'objectif comme étant quelque chose d'opposé au subjectif et, en cela, se rapprochant aussi de l'empirisme. La réalité concrète est, en fin de compte, le monde donné, conçu comme la conjonction des faits qui nous sont donnés dans notre conscience grâce à notre expérience
des données du monde et de nous-mêmes, qui se manifestent dans notre conscience.
On bâtit trois degrés de savoir :
1. le premier est celui de la connaissance ingénue,
2. le deuxième est la connaissance empirique,
3. le troisième degré introduit la connaissance philosophique.
Pour l'atteindre, la première chose qu'il faut faire c'est dépouiller les faits concrets que nous donne l'expérience brute de tout ce qu'il y a d'accidentel, afin de commencer à dépasser ce qu'il y a de relatif en eux.
Ce premier pas s'appelle la réduction éïdétique car elle suppose la découverte de l'essentiel (éïdos=essence) et de ce qui est immuable dans une expérience. La réduction éïdétique signifie donc la réduction du fait complexe et constitué - tel qu'il est donné dans l'expérience ingénue ou empirique - à son essence.
19:18 Publié dans SOPHROLOGIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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