25.03.2006

Silence


 

La trace, dans l’aube, sur les rochers
D’un soleil gris automnal s’attarde sur les prés.
A regret la pluie joue ses  notes
Sur les croupes verdies des spectres plongeants,
Silencieuse chevelure pastillée d’argent.
Musique écrite dans le silence
Du monde à venir ou né .
 
Une vapeur se joue des lumières du ciel
Sur la tribu endormie des étoiles blanchies
Le long des ravins piquants.
Quand l’automne a jeté ses rouilles débonnaires
Sur les chemins fatigués  aux creux du lit,
Les ombres s’agitent assez noires
Pour décider que le jour est levé.

Deux pinsons et mésange jaillissent des chênes
Glissant dans l’air jusqu’à la ruine.
Voit la Creuse étendre son brun
Sur la lande verticale,
Regarde le vent te souffler la vie
Balançant le spleen au fond des rides
Dans l’ivresse de l’air aux yeux fouettés.
 
Le silence vert au fond du val…
 
 


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