13.07.2005

LE CONTEUR





J’envoie tous les enfants au firmament
Vous riez, vous moquez, moi je vais
Comme les bêtes courent en futaies.
Mes mains de sable, les yeux sur les genoux
Racontent attachées à la terre
Une histoire dispersée qui vous fait croasser.
Je m’assieds, spectre amer dans la bouche
Accrochant aux rêves, des branches infinies.
Je m’en vais donc assis devant le feu
Rapprocher les étoiles, m’étendre sur la neige
Et silence ! je conte sur les routes l’histoire
A l’écart du temps, à l’écart de l’espace.
Voyez ces visages blancs et ces airs d’enfants
Dois-je leur dire le bruit que fait le vent
Dans le sentier où court la fraîche odeur des roses ?
Malgré les assassins du rêve et les pilleurs d’espoir
Vous moquez vous riez, moi je vais vous conter,
Les sourires, la douceur indolore de la nuit

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