13.07.2005
IMPERMANENCE
Je vous l’ai dit que Paris si petit
roulera dans l’air vicié du temps
des chantiers ; Paris horizontal
Autrefois déroulé par la Seine
Imperméable, rauque rouillé disparaît
Sous le sombre éteignoir de la nuit avancée.
J’y ai mal aux poches et au cœur
D’une verbale puanteur figée dans la boue.
Une faible lueur sur les quais
Pousse et grignote la nuit, alors,
Je m’en vais cueillir des fleurs
En bouton, des fleurs encore vertes
Pour ne jamais les voir s’ouvrir
Pour ne jamais les voir mourir.
09:44 Publié dans INSTANTANES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


Les commentaires sont fermés.