13.07.2005
AUTRE MONDE
Une feuille, un fruit sur le noir arbre mort
Une amande enserrée dans sa coque d’espoir
Une lumière étrange pourtant frissonne encore
Eclairant un diadème illuminé de gloire
De mille éternités éparpillées de vie.
Aux regards solaires que content les rêveries
Une chanson ronronne sa plainte nostalgique
Au seuil des aurores frissonnant sous l’abri.
Les papillons de pluie dont le sillage s’emmêle
Engourdis de folie volent à cloches ailes.
Un clair rivage inondé de lumière,
Sans souillure, un univers entier,
Un reflet de rosée sur le charme d'un parc.
Ni amour ni haine au seuil de la coquille,
Une montagne bleue aux vagues immobiles,
Une étincelle divine sur le fil du rasoir,
Une ombre aux vallées pures dans l'écorce d'un chêne.
Voir l'autre monde, cet ailleurs si proche
Dont nos sens effacent les lumières
S'efface comme derrière les guerriers,
Les lumières du pays conquis.
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